Dupraz : Grosse émotion et un Scud pour Luis Fernandez

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Pascal Dupraz a montré plusieurs visages en conférence de presse. Très ému, parfois les yeux humides, l’entraîneur de Toulouse était très fier de son équipe, sortie de la zone rouge ce samedi soir grâce à son succès contre Troyes. Mais l’ancien coach d’Evian s’en est aussi pris aux dirigeants du club haut-savoyard, proche de descendre en National.

Pascal Dupraz, Toulouse n’est plus relégable pour la première fois depuis le mois d’octobre… Vous croyez qu’on va se maintenir ? Parce qu’il y a deux mois et demi, tous autant que vous étiez, vous n’y croyiez pas. Vous êtes journalistes donc vous devez être objectifs. Si vous y croyez, alors que vous êtes objectifs, cela nous donne peut-être une chance supplémentaire. Quelle analyse faites-vous de cette victoire ? On a vu un beau match avec une équipe en difficulté et une autre qui a fait honneur à la Ligue 1. Il faut saluer la performance des Troyens parce qu’ils nous ont donné du fil à retordre. Ils prouvent, si besoin en était, qu’ils aiment leurs couleurs et qu’ils ne faussent pas la fin du championnat. Il a fallu s’employer pour l’emporter ce soir. En première période, beaucoup trop de nos joueurs avaient enfilé l’habit de Zorro pour être le héros du soir. Mais le football est un sport collectif et on manquait de simplicité dans le jeu. Samedi prochain à Angers, si on ne garde pas notre esprit collectif, on sera en danger. C’est ce que je tiens à leur dire. Certains diront que je fais passer des messages par voie de presse mais c’est aussi une technique de coaching. L’entrée de Trejo a été déterminante… Vous allez tous écrire que le coaching était bon mais très humblement, je n’y suis pour rien du tout. Le mérite revient aux joueurs. Si ce soir nous sommes sortis de la zone de relégation, on le doit aux quatorze qui ont joué la rencontre mais aussi 27 autres car le foot a ceci de vertueux que certains écarts entre certains joueurs du groupe ont permis d’affirmer le leadership. Je remercie les joueurs qui ont fait preuve d’indiscipline parce que grâce à eux, tous les autres ont pu montrer qu’ils étaient extrêmement disciplinés.

Dupraz évoque l’ETG et s’en prend à Luis Fernandez

Maintenant que vous n’êtes plus relégables, il reste le boulot à finir. Est-ce le plus dur finalement ? En fait, le président Sadran n’a fait qu’une erreur, c’est qu’il aurait dû me faire venir une semaine plus tard, comme ça ce serait bouclé. Mais ça fait longtemps que je suis entraîneur, il m’est arrivé pas plus tard que la saison dernière d’échouer dans un club où j’ai construit. Ça me permet de souligner que je ne suis pas complètement heureux ce soir parce que mon ancien club, où je suis toujours actionnaire, va descendre en National. Ils bafouent le travail de mon papa. Quand on est des imposteurs, parce qu’ils sont au moins deux aidés par un troisième pseudo-recruteur et pseudo-conseiller illettré du président (ndlr : Luis Fernandez), on fait tomber un club dans les oubliettes du football français. Ils vont rayer ce club de la carte du foot français. Ils vont se défiler pour sûr… Pour conclure, je voudrais rendre hommage au public. Jouer devant un stade comble, avec des supporters qui donnent de la voix, qui sont toujours bruyants, toujours fair-play, ça me donne envie dès lundi matin de retourner à mon travail, qui n’en est pas un. Parce qu’entraîneur, c’est facile. Il suffit de gesticuler dans sa zone technique et de sortir deux ou trois conneries en conférence de presse. A Evian, j’avais un staff fidèle et je m’aperçois que les entraîneurs adjoints sont tous compétents et me permettent de travailler dans une relative sérénité. J’espère que samedi prochain, beaucoup de supporters toulousains feront le déplacement à Angers. Je penserai à eux parce qu’ils font des sacrifices. Je tiens à leur tirer un sacré coup de chapeau. Presque 30 000 ? Ce qu’il faudrait, c’est que pour la première journée du championnat de Ligue 1 2016-17, on soit 30 000.  
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