Dundalk, une île au milieu d'une île

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Dundalk, une île au milieu d'une île
Dundalk, une île au milieu d'une île

Ce jeudi soir, à 21h, Dundalk, seul club irlandais à jouer l'Europe, reçoit le Zénith Saint-Pétersbourg, pour ce qui constitue l'affiche de la journée dans le groupe D. Avec quatre points pris en deux matchs, les hommes de Stephen Kenny font mieux que de la figuration. Un véritable exploit pour ce club d'une ville de 29 000 habitants, dont la plupart des joueurs sont encore amateurs, et qui pourrait ne plus exister. Quatre ans en arrière, les Lilywhites jouaient un barrage pour éviter la relégation en seconde division. Pire, lâché par son sponsor principal, le Dundalk FC évite alors la mort grâce à une levée de fonds de ses fans, et l'arrivée inespérée de deux entrepreneurs locaux. Reportage entre deux pintes de Guinness, au milieu d'une ville qui ne vit que pour le football, comme pour mieux montrer sa différence avec le reste de l'île.

Dundalk, un samedi après-midi. Se balader dans cette petite ville de 25 000 âmes pourrait presque servir de voyage initiatique pour quiconque souhaitant voir ce qu'est la vie sur l'île verte ailleurs qu'à Dublin ou Belfast. À la gare, une exposition sur l'année 1916 rappelle que l'Irlande célèbre cette année le centenaire du début de sa guerre d'indépendance. Quelques mètres plus loin, l'avenue principale, Park Street, est ornée de pubs, remplis depuis la fin de la matinée par des habitués qui enchaînent les pintes et les parties de fléchette, en attendant le début des courses hippiques.

Suivre l'avenue principale conduit aux pieds de l'église Saint-Patrick, un imposant monument gothique du XVIIIe, mis en avant par tous les guides de la ville. Et c'est justement en parcourant la route qui mène de la gare à l'église Saint-Patrick que l'on peut noter ce qui fait la singularité de Dundalk. Ici, on ne voit pas de drapeaux bleu, jaune ou vert, représentant les différentes équipes de sport gaélique, comme dans toutes les villes irlandaises. Mais des drapeaux blanc et noir, aux couleurs du club de football : le Dundalk FC.

Accent et colonisation britannique


Si l'on est chanceux et que l'on visite la ville un jour de beau temps, on note le malin plaisir qu'ont
"Notre accent est un mixte du Sud et du Nord. Du coup, on n'est jamais très bien vus quand on se balade en Irlande."Mark Bailey
les habitants à s'afficher avec un T-shirt au message évocateur : " It's a Dundalk thing ". Afin de savoir ce qui se cache derrière ce message, il faut se rendre à la boutique de souvenir de Mark Bailey. La cinquantaine, ce natif de Dundalk a mis ces T-shirts en vente il y a quelques mois, persuadé que sa ville est différente des autres cités irlandaises. " On est situés à 80km de Dublin et à 80km de Belfast. Notre accent est un mixte du Sud et du Nord. Du coup, on n'est jamais très bien vus quand on se balade en Irlande. "


Longtemps un point d'ancrage important de la colonisation britannique, la ville en a…







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