Dulin veut enfin déployer ses ailes

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Dulin veut enfin déployer ses ailes
Dulin veut enfin déployer ses ailes

Après une première expérimentation décevante en Angleterre en août, Brice Dulin aura droit à une seconde chance à l'aile, jeudi contre le Canada. L'arrière de formation aura l'opportunité de se montrer pour aller chercher, pourquoi pas, une inattendue place de titulaire pour la suite de la compétition.

On le pensait perdu. Comme cantonné à un statut de réserviste jusqu’à la fin de la Coupe du monde. La faute à cette parodie de rugby à Twickenham, lors du premier match de préparation du XV de France en août dernier. Mais en une semaine, Brice Dulin est revenu par la petite porte, sur la pointe des pieds, et ça semble réussir à l’arrière du Racing 92. Oui, arrière. Car c’est bien le poste de prédilection de l’ancien Castrais, le poste auquel il s’épanouit en club. Pas chez les Bleus. Car jeudi, si Dulin aura droit à une nouvelle chance contre le Canada, c’est bien à l’aile qu’il évoluera, le numéro 15 habillant désormais définitivement le torse de Scott Spedding.

Un poste d’ailier auquel Brice Dulin n’a joué qu’une seule fois en équipe de France. Lors de ce fameux match raté contre l’Angleterre (14-19). C’était à gauche. Jeudi, ce devrait être à droite, le Racingman n’ayant pas de préférence, et Rémy Grosso ayant lui davantage l’habitude d’évoluer à gauche. « Je l’ai toujours dit : je postule en premier lieu à l’arrière, mais s’il faut dépanner et qu’on me décale sur l’aile... C’est une Coupe du monde. Je ne suis pas sûr d’en refaire une autre, rappelait l’intéressé en conférence de presse dimanche. Je serai déjà enchanté d’être sur le terrain. Il faut profiter de tout ce qu’on te donne. Je vais jouer le match à 200%. Mais là où j’ai les meilleures sensations, notamment par rapport au dernier match, c’est à l’arrière. » 

Deux places pour quatre 

Habitué des équipes de France depuis son plus jeune âge, l’ancien Castrais profite d’un bon match contre la Roumanie la semaine dernière pour revenir dans les petits papiers de Philippe Saint-André. « C’est un grand joueur, un vrai compétiteur. Contre la Roumanie, ça a surement été le meilleur joueur, rappelait le sélectionneur mardi. Il a gagné ses duels, il a beaucoup avancé mais il fait aussi deux passes décisives. A partir du moment où on travaille avec lui sur ses deux positions ailier-arrière, il a plus d’automatismes que lors du match contre l’Angleterre. » Avec la blessure de Yoann Huget, les cartes sont complètement redistribuées aux postes d’ailier. 

Car si PSA semble avoir figé son équipe-type depuis les matchs contre l’Ecosse et contre l’Italie, deux postes restent sans doute à pourvoir sur les ailes. Sofiane Guitoune a marqué des points contre la Roumanie mais n’est pas sur la feuille de match contre le Canada, tout comme Noa Nakaitaci, titulaire lors de deux premières journées dans cette poule D. Le Clermontois, qu’on pensait devenu indiscutable depuis le départ d’Huget, pourrait aussi être rétrogradé. Alors Brice Dulin a une vraie chance à saisir. A un poste qu’il n’affectionne pas particulièrement. Les plus critiques diront que le sélectionneur improvise en pleine compétition. Les plus optimistes clameront au contraire que cette concurrence et cette polyvalence sont une vraie force pour le XV de France. A Dulin, que tout le monde présente comme un garçon très intelligent, de jouer son va-tout. Au bout, il y a sans doute un quart de finale de Coupe du monde.

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