Dulin : " Nos matchs n'ont pas été parfaits "

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Dulin : " Nos matchs n'ont pas été parfaits "
Dulin : " Nos matchs n'ont pas été parfaits "

Brice Dulin, qui devrait débuter dimanche contre l'Irlande au poste d'ailier, était présent en conférence de presse ce mercredi. L'international français revient sur la préparation du match contre le XV du Trèfle, avec la fraîcheur qu'on lui connait.

Brice Dulin, la semaine est-elle un peu longue ?
Jusqu’à maintenant ça va, ça se passe pas trop mal. On a eu autant d’entraînement que de repos, donc c’est un bon équilibre. Après, dix jours, ça va peut-être être un peu long avant d’arriver au match. 

C’est bien pour monter en puissance ?
Pour le moment on a bien travaillé, donc ça nous permet de bien récupérer et d’avoir des moments de libre pour couper avec cette routine entraînement-compétition-match. Donc c’est vrai que ça permet de se vider la tête et de voir autre chose. Mais on n’est pas habitué à avoir autant de temps pour préparer un match. Est-ce trop ou pas assez ? C’est le match contre l’Irlande qui nous le dira. 

Les Irlandais nous disaient que c’est quand l’équipe de France n’est pas attendue qu’elle est la plus dangereuse. Qu’en pensez-vous ?
Je l’espère. Ce sera la vérité du match qui le dira. Pour le moment, nos matchs n’ont pas été parfaits mais on continue de monter en puissance, à tenter des choses... Il faut juste qu’on gomme ce qui a pu mal se passer sur des temps morts qui nous ont coûté des essais. On sait que maintenant on rentre dans des matchs couperets, donc la moindre erreur pourrait coûter cher. 

« Je me suis entraîné à l’aile, à l’arrière et… au talon ! »

A quel poste vous êtes-vous entrainé cette semaine ?
Je me suis entraîné à l’aile, à l’arrière, j’ai même tourné un petit peu au talon (rires). Un peu partout. On verra quelle sera l’annonce. 

Depuis le début de la Coupe du monde, la cote de l’équipe de France a évolué chez les bookmakers. Vous êtes davantage attendus, quel effet ça vous fait ?
Du coup, les paris vont être moins intéressants pour nous, tant pis pour les bookmakers (rires) ! On sait comment ça se passe. Une équipe peut bien débuter la compétition et après ça peut vite changer donc, pour le moment, ça se passe pas trop mal mais on rentre sur des matchs qui vont être plus difficiles. Donc à nous de hausser notre niveau et d’être performants. C’était bien jusqu’à maintenant, mais il faut continuer... 

Comment expliquez-vous les difficultés de l’équipe de France contre l’Irlande ces dernières années ?
C’est une bonne question. Il y a des équipes comme ça qui peuvent avoir des difficultés à contrer l’autre, mais la vérité d’hier n’est pas celle d’aujourd’hui. Ce n’est pas forcément une tare de ne pas avoir remporté quelques matchs face à une équipe. Il faudra juste être prêt au bon moment, et surtout performant et lucide contre l’Irlande. On commence à les connaitre un petit peu, on sait qu’ils mettent une nouvelle stratégie à chaque match. Donc à nous d’avoir un temps d’avance pour les mettre à mal.

« Faire les efforts pour donner mal à la tête à Sexton » 

Vous avez croisé Jonathan Sexton au Racing 92. On a parfois l’impression que ce n’est pas le même que celui qui joue avec l’équipe d’Irlande...
Il faudra lui poser la question. On sait que les joueurs irlandais ou gallois privilégient la sélection, donc c’est dur pour eux de s’adapter à notre manière de fonctionner, de jouer autant de matchs en club. Après, on sait qu’une fois qu’il arrive en sélection, c’est un joueur totalement différent, qui est en confiance, qui est sûr de ses repères et qui est surtout très performant surtout. A nous de faire les efforts nécessaires pour lui donner mal à la tête pendant le match. 

Quelles sont ses faiblesses ?
Le ketchup, il mange trop de ketchup (rires) ! C’est quelqu’un qu’il faut aussi user offensivement en allant le chercher. Pour un numéro 10 comme lui, qui use beaucoup de sa tête pour la stratégie, le côté défensif c’est compliqué. Il faut le fatiguer pour qu’il ait du mal à prendre les bonnes décisions.

Comment se passent les relations entre les jeunes et les plus expérimentés au sein du groupe ?
On se parle... On se serre aussi de leur expérience. C’est toujours agréable d’échanger avec eux sur ce qu’ils ont pu vivre sur leurs Coupe du monde passées, puisque plus on va arriver sur les quarts de finale, plus il y aura de pression et d’attentes. C’est de l’échange constant et ça nous permet d’avoir un temps d’anticipation sur ce qui va se passer dans le futur.

Philippe Saint-André « adore » l’Irlande. Est-ce que vous aussi vous adorez cette équipe, est-ce que vous aviez des posters de Brian O’Driscoll dans votre chambre ?
C’est un très beau pays. C’est très vert par rapport à leur pelouse ! Il faut être conscient du jeu qu’ils produisent. Ils sont performants, sûrs de leurs forces. On n’a pas gagné contre eux depuis un moment, mais une fois rentrés dans la compétition, les cartes sont redistribuées, donc je pense qu’on a les armes nécessaires pour rivaliser avec eux.

Propos recueillis par notre envoyé spécial, Jean-François Paturaud

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