Duel russo-européen à fleurets mouchetés sur l'Ukraine

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Vladimir Poutine, Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso, mardi à Bruxelles.
Vladimir Poutine, Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso, mardi à Bruxelles.

Compte tenu du niveau d'exaspération mutuelle entre Russes et Européens sur l'Ukraine, les dirigeants des institutions s'attendaient à une confrontation dure avec Vladimir Poutine, mardi à Bruxelles. Il faut dire que c'est un habitué des petites phrases assassines. Or, hier, le duel s'est plutôt déroulé à fleurets mouchetés. Le ton de Vladimir Poutine en conférence de presse était calme, suave même parfois. "C'est le ton qu'il a employé pendant la réunion à huis clos", a confirmé au Point.fr le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.

Cela n'a pas empêché le dirigeant russe de tenir une ligne sans concession. Mais si, jusque récemment, il avançait des arguments politiques, accusant l'Europe d'"ingérence indécente" dans les affaires de l'Ukraine, il a choisi hier de jouer sa partie sur l'échiquier économique. "La Russie respecte les droits souverains de nos partenaires de l'ex-bloc soviétique. Si les Ukrainiens ont besoin d'intermédiaires, c'est à eux de le dire. Mais plus il y a d'intermédiaires, plus il y a de problèmes", analyse-t-il, avant d'affirmer que ses préoccupations sont ailleurs.

"Elles concernent les conséquences que la signature d'un accord de partenariat avec l'UE aurait pour l'économie russe." Selon Vladimir Poutine, l'Ukraine a déjà du mal à payer ses notes de gaz. Il craint de ne jamais revoir les 15 milliards de dollars promis - et très partiellement déboursés - à une Ukraine aux caisses vides et au...

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  • pistun-i le mercredi 29 jan 2014 à 07:48

    Oui, les caisses sont vides car les administrations sont paralisées par les manifestants et qu'aucun argent ne rentre dans les caisses. Alors que le budjet de l'état a dérapé de 20 % suite au doublement du salaire de la police, l'armée ayant refuser d'intervenir dans la repression.