Dudley (Fed) pour la prudence, juge que les risques

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    BRIDGEPORT, Connecticut, 8 avril (Reuters) - La Réserve 
fédérale américaine doit adopter une approche prudente et 
progressive en matière de hausse des taux en raison des risques 
venant de l'extérieur qui menacent l'économie, en dépit de 
signes de vigueur de la croissance et de reprise de l'inflation, 
a dit vendredi un membre influent de la Fed. 
    Dans un discours qui pèse attentivement les forces et les 
faiblesses, le président de la Fed, William Dudley, a estimé que 
les risques étaient "légèrement" orientés à la baisse.       
    Ce proche allié de la présidente de la Fed, Janet Yellen, 
qui dispose d'un droit de vote permanent au comité de politique 
monétaire de la Fed, a dit qu'"une normalisation prudente et 
progressive de la politique monétaire est appropriée." 
    La prudence, a-t-il dit, est nécessaire "en raison de notre 
capacité limitée à abaisser le taux pour réagir à une évolution 
défavorable, en reconnaissant que nous pourrions aussi recourir 
aux politiques de communications avancées et d'augmentation du 
bilan (de la Fed pour injecter des liquidités) afin d'apporter 
une souplesse supplémentaire en cas de nécessité." 
    Les deux prochaines réunions de la Fed ont lieu les 26 et 27 
avril, au cours de laquelle la probabilité d'une hausse de taux 
est jugée faible, et les 14 et 15 juin, au cours de laquelle les 
économistes des SVT attendent que la Fed agisse. Les traders sur 
les marchés à terme, traditionnellement plus sceptiques, 
n'attendent pas plus d'une hausse d'ici décembre, et doutent 
même de cela. 
    Après un premier trimestre décevant, avec une croissance 
susceptible d'être inférieure à 1%, le président de la Fed de 
New York dit s'attendre à une reprise de la croissance aux 
environ de 2% pour l'ensemble de l'année, avec un taux de 
chômage retombant vers les 4,75% par rapport à 5% actuellement. 
    Il a présenté une évaluation plutôt positive des 
perspectives de l'économie américaine, avec une amélioration de 
la consommation et de l'activité sur le marché du logement et 
une poursuite de la réduction de la réserve de main-d'oeuvre sur 
le marché de l'emploi, tout en ajoutant qu'il fallait faire 
davantage pour aider les chômeurs de longue durée dans le pays. 
    Tout en se disant rassuré de voir que le taux d'inflation de 
base est remonté à 1,7%, il ne s'attend pas à ce qu'il atteigne 
l'objectif de 2% fixé par la Fed pour cette année et estime 
qu'il y a toujours un risque que l'inflation se retourne et 
oblige la Fed adopter une politique monétaire plus accommodante. 
 
 (Jonathan Spicer, Juliette Rouillon pour le service français) 
 
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