Du rififi en Indonésie

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Du rififi en Indonésie
Du rififi en Indonésie

Ce jeudi, l'Indonésie aurait dû jouer contre le Vietnam en match de qualifications pour la Coupe du monde 2018. Aurait dû. Depuis juin dernier, l'archipel asiatique ne connaît plus aucune activité footballistique professionnelle. Pourquoi ? Parce qu'il ne faut pas mélanger sport et politique. Parole de la FIFA.

30 mai 2015. Siège de la FIFA à Zurich. L'instance du football mondial a beau être plongée dans une affaire de corruption qui implique quatorze de ses dirigeants, elle n'en oublie pas pour autant les questions à l'ordre du jour. L'une d'entre elles concerne l'exclusion de l'Indonésie des qualifications pour la Coupe du monde 2018 et la Coupe d'Asie des nations 2019 pour non-respect du règlement de la FIFA. Extrait de la sentence publiée quatre jours plus tard : " L'exécutif a décidé de suspendre la Fédération de football indonésienne (PSSI) tant que la PSSI n'est pas capable de respecter ses obligations comme le stipulent les articles 13 et 17 des statuts de la FIFA. Cette décision fait suite à la "prise de pouvoir" des activités de la PSSI par le gouvernement indonésien. " Aussi ironique soit le contexte, la FIFA est catégorique : la politique ne doit jamais entraver le sport et ses organisations. " Le gouvernement est intervenu par le biais du ministère de la Jeunesse et des Sports en bannissant deux équipes d'Indonesian Super League (ISL). C'est à la PSSI de déterminer la participation des clubs en ISL et non pas à l'Indonesian Professionnal Sports Body (BOPI), financé par le ministère des Sports ", a détaillé La Nyalla Mattalitti, président de la PSSI, au site Global Voices. " Dès le 19 février 2015, la FIFA a envoyé une lettre rappelant à toutes les parties, BOPI inclus, de ne pas faire d'ingérence au sujet des règles du football, notamment l'attribution des licences aux clubs. "

Une Fédération plus reconnue par le gouvernement


Les deux clubs en question sont le Persebaya Surabaya et l'Arema Cronus, sommés par le BOPI de " clarifier la situation de leur propriété ", dans une Indonesian Super League qui vient tout juste d'être renommée QNB League. Si l'Arema Cronus a choisi de suspendre toutes ses activités suite à cet avertissement, la PSSI et le Persebaya Surabaya ont ignoré le BOPI. À dire vrai, ce n'est pas la première fois que la Fédération de football indonésienne doit faire face à la " concurrence ". En 2013 déjà, l'Indonesian Soccer Rescue Committee et son championnat rival contestaient la suprématie de la PSSI. L'incident s'était soldé par une fusion des deux ligues et fédérations. Cette fois-ci, pas d'accord à l'amiable. Parce que l'agence privée BOPI est soutenue par le ministre de la Jeunesse et des Sports Imam Nahrawi, lequel a sciemment choisi…


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