Du Real à Cadix, les mille vies de Sandokan

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Du Real à Cadix, les mille vies de Sandokan
Du Real à Cadix, les mille vies de Sandokan

Ancien canterano de Cadix et un temps joueur du Real Madrid, Juan José, aka Sandokan, est loin d'être le plus grand joueur qu'ait connu l'Espagne. Pour autant, il est en peut-être le plus fou. Retour sur une vie qui en compte mille, où se mêlent cocaïne, centrale thermique et carnaval.

La carrière internationale de Juan José Jiménez Collar se limite à quatre petites capes. Une parenthèse heureuse qu'il referme avec un tact des plus personnels le 15 mai 1983. Victorieuse sur la plus petite des marges de Malte (2-3), la Roja du latéral droit merengue quitte le Ta'Qali Stadium avec le sentiment du devoir mal-accompli. Histoire de détendre l'atmosphère, le señor Collar, pourtant resté sur le banc, décide de faire un "calvo". Autrement dit, il expose son fessier sur la vitre du bus et convainc l'un de ses coéquipiers d'en faire de même. Une mission réussie qui se transforme en malaise. "Le problème, c'est que les spectateurs n'étaient pas des supporters mais les dirigeants de la Fédération Espagnole, dont Pablo Porta, le président. Il n'y avait pas de mauvaise intention, c'était une blague. Mais avec le temps, j'ai compris que c'était un manque de respect", évoque le Gaditan dans les colonnes du Diario de Cadiz. Cette anecdote illustre la vie mouvementée de Sandokan, d'abord joueur de Cadix et du Real, puis dealer de cocaïne, postier, ouvrier d'une centrale thermique, barman…

Les entraînements, "une perte de temps"


Même ses différents sobriquets n'arrivent pas à s'entendre. Né en 1957 en tant que Juan José Jiménez Collar, il répond pourtant au nom de Sandokan, célèbre héros de la série éponyme avec qu'il partage un look. De même, ses cheveux longs et sa barbe fournie pressent ses coéquipiers du Real Madrid à l'appeler Ulysse 31, en référence au dessin-animé en vogue au début des eighties. Un style tout en discrétion, donc, qui le fait pester sur le changement d'image des footballeurs : "Aujourd'hui, on voit des joueurs qui s'épilent… A mon époque, les chauves étaient de vrais chauves, ils ne se rasaient pas. Il y avait des moustaches, des barbes… Alors que maintenant, on ne voit que des tablettes de chocolat". Pour sûr, la musculation n'est pas son dada, les entraînement, qu'il considère comme "une perte de temps", non plus. Lui préfère profiter des plaisirs qu'offrent sa ville natale de Cadix. Plus que par sa quinzaine d'années passée au club, il se dit fier d'avoir "soutenu pendant huit ans le Nazaréen (lors de la Semaine Sainte, ndlr), été le Roi Mage de la ville pendant le carnaval, chanté à…


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