Du gâchis de Ligue 1...

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Du gâchis de Ligue 1...
Du gâchis de Ligue 1...

Nouvelle coqueluche du FC Porto, Yacine Brahimi était encore il n'y a pas si longtemps un boulet au Stade rennais. Comme lui, de nombreux joueurs de Ligue 1 ont dû quitter la France pour exploser, qu'ils soient mésestimés ou incompris...

« Moi, mes joueurs de foot, je les élève comme s'ils étaient pour moi. » La remarque est de Guy Roux, version marionnette des Guignols de l'info. Si la citation peut prêter à sourire aujourd'hui, elle pourrait pourtant inspirer pas mal de dirigeants de Ligue 1 en 2014, lesquels ont parfois du mal à repérer ou aider à s'épanouir leurs meilleurs espoirs. Avec souvent en tête l'idée de les revendre rapidement plutôt que de les rendre meilleurs. Que ce soit chez les jeunes ou les joueurs confirmés, les exemples de fiascos en Ligue 1 étant devenus des tubes à l'étranger sont nombreux. Et pour beaucoup, l'argument économique ne tient pas selon l'agent Yvan Le Mée : « Le problème des clubs français par rapport à d'autres qui fonctionnent en Europe, c'est qu'on ne cherche pas à se renouveler, à tenter de nouvelles choses, et surtout, on ne sait pas valoriser nos joueurs. » Nous nous sommes penchés sur trois cas d'école : Yacine Brahimi, Grzegorz Krychowiak et Kevin Mirallas.
Brahimi, de la route de Lorient à la Ligue des champions
Le génie ignore les conditions de ce qu'il réalise et entreprend. La source de son inspiration géniale et unique lui échappe. Il peut donc choquer l'ordre établi, enfreindre le protocole, l'ordinaire et parfois aller à l'encontre de celui qui s'efforcera de le dompter. Emmanuel Kant a manifestement, en ces quelques notions, défini le cas Brahimi : joueur génial, mais génialement bazardé par Rennes. Comme on a coutume de constater en Ligue 1, Antonetti et Dréossi sont passés à côté de quelque chose. « Antonetti, c'est un nul. Brahimi, il le vend 2,5 millions à Grenade. Et à coté de ça, il accepte de mettre 4 millions quelques jours plus tard sur Sadio Diallo, qu'ils ont finalement prêté car ils se sont vite rendus compte que le gars ne faisait pas l'affaire », s'exaspère Gilles Favard, ancien recruteur en L1. Trop petit, trop frêle et doté d'un mental friable pour le PSG, par lequel il passa furtivement de 2005 à 2006, le natif parisien va finalement humer l'air breton à Rennes. Au centre de formation, le gamin est clairement au-dessus de tous les autres et très vite, on l'intègre en équipe une. « Ils le prêtent direct à Clermont. Je suis ok avec ça, mais on lui promet qu'en cas de bonne saison en L2, on lui réservera une place de titulaire. Le petit marque 8 buts en 32 matchs, ce qui est prometteur. À son retour, il ne jouera que 20 matchs titulaires en...

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