Du bon usage du «parler juste»

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De nombreux professionnels déplorent un appauvrissement général de notre manière de parler.

Jamais nous n'avons autant communiqué, échangé de messages téléphonés ou électroniques, participé à des «chats» ou exprimé nos opinions à travers des «posts». Nous avons à disposition tout un lexique fait de formules express - MDR pour «mort de rire» - et de mots nouveaux - «cougare», «Twitter» - que le Robert édition 2012 vient d'officialiser.

Pourtant, notre usage de la parole semble insuffisant à de nombreux observateurs, qu'ils soient philosophes - comme Michel Lacroix, qui a publié Paroles toxiques, paroles bienfaisantes (Éd. Robert Laffont) et appelle à une «éthique du langage» - sociologues, ou aussi psychanalystes et psycho- thérapeutes. Est-ce parce que ces derniers, à travers la fameuse «talking cure» inventée par Freud, connaissent mieux que personne les effets bénéfiques d'un parler juste? Toujours est-il que ceux-ci sont particulièrement vigilants sur l'usage que nous faisons des mots.

Ainsi, pour Véronique Bourboulon, psychologue et

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