« Droopy » s'est mué en pitbull

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« Droopy » s'est mué en pitbull
« Droopy » s'est mué en pitbull

Il est 21 heures passées quand François Fillon entre, le 6 mai 2012, dans une salle de la Mutualité (Paris Ve) encore sous le choc. Sonnée par la terrible désillusion qui vient de frapper la droite française : la défaite de son leadeur, Nicolas Sarkozy, qui « s'apprête à redevenir un Français parmi les Français ». La gauche arrive au pouvoir. Les drapeaux de la « France forte », le slogan de campagne de Sarkozy, sont en berne. Entre larmes et regrets, les militants anéantis quittent peu à peu la Mutualité pour trouver du réconfort ailleurs, dans les bistrots voisins.

 

Mais l'arrivée de François Fillon sort la salle de sa torpeur. « Fillon avec nous ! » hurle un jeune supporteur, réveillant la foule. Le Premier ministre, qui s'apprêtait à rejoindre le président battu en coulisses, improvise un détour au pied de la scène. Ils sont une centaine à être encore là. On se presse pour l'approcher, lui serrer la main, lui glisser un mot. « On compte sur vous », l'interpelle une étudiante. « Ne nous abandonnez pas ! » lui lâche-t-on. Puis des « Fillon ! Fillon ! » se mettent à gronder. Son destin vient de basculer mais il ne le sait pas encore...

 

« Ce soir-là, quelque chose a changé dans le regard des gens. On s'est tous retrouvés orphelins de Sarkozy. Il fallait quelqu'un pour reprendre le flambeau. Et le seul recours possible, c'était Fillon. Une évidence », lâche un cadre historique des Républicains, qui n'a pas oublié cette scène. En mars 2010, un sondage publié par « le Point » drapait d'ailleurs le Premier ministre dans de possibles habits de président de la République. La une, titrée « Le président Fillon », envisageait cette hypothèse au cas où Sarkozy ne se représenterait pas. Deux ans plus tard, en 2012, voilà Fillon face à ses responsabilités... malgré lui. « Si Nicolas Sarkozy avait été réélu, ma vie aurait été quelque part bien plus simple. J'aurais arrêté la politique, ...

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