Droits de l'homme : 2014, année noire selon Amnesty International

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Droits de l'homme : 2014, année noire selon Amnesty International
Droits de l'homme : 2014, année noire selon Amnesty International

L'année 2014 a été «catastrophique» pour les victimes civiles des conflits, souligne Amnesty International dans son rapport annuel publié mercredi. L'organisation qualifie de «scandaleuse et inopérante» la réponse de la communauté internationale à ces violences. Au cours de cette année «exceptionnellement» chargée en conflits (Syrie, Ukraine, Gaza, Nigeria, etc.), «des millions de civils» ont été tués.

Des crimes de guerre perpétués dans 18 pays. L'association accuse 18 pays, parmi lesquels la Syrie, l'Irak, la Libye, la République centrafricaine, le Sud-Soudan, le Nigeria, Israël comme les Territoires palestiniens, d'avoir commis des crimes de guerre ou d'avoir violé les lois internationales relatives aux conflits. D'après elle, cette situation signe l'échec du Conseil de sécurité des Nations unies. Selon Salil Shetty, secrétaire général de l'ONG, ses cinq membres permanents (États-Unis, Grande-Bretagne, France, Chine, Russie), ont «constamment abusé du pouvoir et des privilèges du droit de veto pour promouvoir leurs propres intérêts politiques ou géopolitiques au détriment de la protection des civils».

Pour un «code de conduite» à l'ONU

Amnesty promeut l'adoption d'un «code de conduite par lequel les membres du Conseil de sécurité décideraient de renoncer volontairement à faire usage de leur droit de veto pour bloquer l'action du Conseil de sécurité en cas de génocide, de crimes de guerre ou de crime contre l'humanité». Cette proposition n'est pas nouvelle -la France notamment en défend une similaire, qui a jusqu'ici reçu le soutien de 70 pays - mais Amnesty espère faire progresser l'idée, forte du poids de ses 7 millions de membres de par le monde. Pour Philip Luther, directeur pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord chez Amnesty, un tel renoncement aurait par exemple permis à la Cour pénale internationale de poursuivre les responsables de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité ...

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