Droit du sol : la vraie-fausse volte-face de Nicolas Sarkozy

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Nicolas Sarkozy lors du conseil national des Républicains, le 2 juillet dernier.
Nicolas Sarkozy lors du conseil national des Républicains, le 2 juillet dernier.

Il voulait « remettre en cause » le droit du sol, puis s'est interrogé sur « l'opportunité de cette remise en cause », puis il a voulu l'aménager... La pensée de Nicolas Sarkozy est parfois un peu délicate à suivre. Pourtant, la position de l'ex-chef de l'État n'a pas vraiment varié sur ce principe fondamental, selon lequel un enfant né en France de parents étrangers acquiert la nationalité française à sa majorité. Il a toujours voulu le préserver. Mais, dans l'hebdomadaire Valeurs actuelles

, il introduit quelques nuances qui sèment le trouble. Lisons-le : « Je suis contre sa suppression mais pour sa modification assez substantielle. Je veux qu'on le garde, mais pas de manière automatique. Il faudra créer une présomption de nationalité, permettant de ne pas attribuer la nationalité à quelqu'un qui aurait un casier judiciaire à sa majorité, ou dont on pourrait prouver que ses parents étaient en situation irrégulière au moment de la naissance. » L'ex-chef de l'État commet sans doute une erreur : selon le principe du droit du sol, un enfant étranger né en France obtient la nationalité française à sa majorité, mais seulement s'il a résidé en France durant cinq ans depuis ses onze ans. L'acquisition ne se fait donc pas de « manière automatique ».

« Aménagements nécessaires »

Sa position a-t-elle évolué depuis le début d'année, lorsqu'il écrivait dans...

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