Droit de vote des étrangers : Hollande instaure le grand flou

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François Hollande a ressorti le droit de vote des étrangers, une promesse qui ne réjouit pas Manuel Valls.
François Hollande a ressorti le droit de vote des étrangers, une promesse qui ne réjouit pas Manuel Valls.

François Hollande n'a pas annoncé grand-chose lors de l'entretien accordé à TF1 et France 2 à l'occasion du 14 Juillet. Mais tout de même, il a ouvert une porte, ou plutôt rouvert une porte : celle du droit de vote des étrangers aux élections locales. C'était la promesse numéro 50 de sa campagne présidentielle : "J'accorderai le droit de vote aux élections locales aux étrangers résidant légalement en France depuis cinq ans." En janvier dernier, lors de sa grande conférence de presse semestrielle, le président avait donné le sentiment de renvoyer le débat aux calendes grecques. "Je ne veux pas donner l'impression que nous chercherions avant les municipales à utiliser cette question du droit de vote des étrangers pour entretenir je ne sais quel malentendu", avait argumenté devant la presse François Hollande, promettant, sans convaincre, que le texte serait "soumis au Parlement après les élections municipales, comme cela, il n'y aura plus d'enjeu, il sera soumis au Parlement et le Parlement en fera l'adoption s'il le souhaite".Quand Cazeneuve propose de se "concentrer sur l'essentiel"Le 28 mai, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, dans la droite ligne de son prédécesseur devenu Premier ministre Manuel Valls, enterre carrément le projet. "Il n'y a pas de majorité constitutionnelle pour faire cela. Ce n'est pas la peine de poser des questions dont on sait qu'on n'a pas les moyens de les résoudre. Nous devons nous concentrer sur...

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  • bordo le mardi 15 juil 2014 à 13:32

    Finasser ! Toujours finasser. Des petites manoeuvres politiciennes sordides qui n'ont aucun sens et ne font qu'alimenter le FN, dans l'espoir de devenir comme Chirac le fut, un recours. Quant aux propos de Cambadélis, alors là, c'est de la poésie toute pure. Comme si des arguments électoralistes (nous vous donnons le droit de vote à condition que vous votiez pour nous) pouvaient détourner le peuple français de l'essentiel.