Droit dans le mur mais sans Michel

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Michel a été suspendu mardi de ses fonctions d’entraîneur de l’Olympique de Marseille, à la veille de la demi-finale de Coupe de France contre Sochaux, qui pourrait permettre au club de sauver sa saison. Un ticket composé de Franck Passi et Basile Boli assurera l'intérim.

L’OM ne fait décidément rien comme les autres. A la veille du match le plus important de sa saison, la demi-finale de la Coupe de France à Sochaux (21h00), le club marseillais se retrouve sans entraîneur fixe. Après l'annonce du départ de Michel par divers médias (RMC Sport, La Provence, L'Equipe), l'OM l'a confirmé dans un communiqué publié mardi. « Compte tenu du comportement de Michel, notamment durant ces trois dernières semaines, la SASP Olympique de Marseille l’a suspendu avec effet immédiat et convoqué à un entretien préalable, est-il expliqué. Jusqu'à la fin de saison, Franck Passi, adjoint de l'entraîneur, encadrera l'équipe et sera secondé dans sa mission par Basile Boli, nommé coordinateur sportif. » Pas encore licencié, ce qui ne saurait tarder, Michel n'est néanmoins plus aux commandes de l'équipe première.

Encore la solution Passi

Arrivé à La Commanderie en compagnie de son staff dans la matinée, le technicien espagnol ne dirigera pas le dernier entraînement avant le départ pour Sochaux. Il a annoncé à ses joueurs au cours d'une réunion la décision prise la veille par ses dirigeants.  Déjà en charge du groupe professionnel après le départ de Marcelo Bielsa au soir de la première journée de L1, Franck Passi assurera un nouvel intérim. Reste à savoir s'il restera en place pour les quatre dernières journées de championnat, au cours desquelles l’OM doit encore assurer son maintien dans l’élite.

Michel, l'un des pires bilans de l'histoire

Sous pression depuis de longues semaines en raison de résultats catastrophiques, l’OM occupant la quinzième place du classement en L1, compétition dans laquelle il n’a plus gagné depuis début février, Michel quitte ses fonctions au moment le plus inopportun. L’ancien milieu du Real Madrid avait une chance à Sochaux de redorer son bilan et de rapprocher le club d’un premier succès en Coupe de France depuis 1989. Mais deux jours après une défaite à Monaco (2-1) qui n’a fait que confirmer les limites actuelles de son groupe, il a quitté le navire. Il n’est pas encore précisé les conditions exactes de son départ. Toujours est-il qu’il part avec l’un des pires bilans de l’histoire pour un entraîneur de la formation phocéenne. Débarqué à la mi-août pour pallier en catastrophe le départ précipité de Bielsa, l’ex-entraîneur de Getafe ou de l’Olympiacos n’a jamais réussi à remettre son groupe dans le droit chemin.

Le début des grandes manoeuvres

Lessivé par les exigences maousses d’« El Loco » la saison passée, l’effectif n’avait plus grand-chose à offrir à Michel. Ce dernier n’est néanmoins pas exempt de tout reproche, loin de là. Il a éternellement tâtonné pour trouver la bonne formule. Sa communication mettant en cause ses joueurs ne l’a pas aidé non plus à se faire accepter et a exaspéré le public marseillais, lassé d'entendre ses excuses à longueur de conférences de presse. Il était l’une des cibles privilégiées des supporters ces dernières semaines au Vélodrome, aux côtés de Margarita Louis-Dreyfus et de Vincent Labrune. Si le président de l’OM, qui avait imposé le nom de Michel sur les conseils de Nélio Lucas de Doyen Sports, aurait aimé se séparer de son coach dès la trêve internationale de mars, la propriétaire avait opté pour son maintien. Mais cette fois, les grandes manœuvres ont bien débuté sur la Canebière, entre la mise en vente officielle du club la semaine passée, la possible arrivée de Xavier Giocanti à la présidence et le départ de Michel. Il était temps. [sondage_sc sondage_id="4257"]
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