Droit d'inventaire : «On a souvent été faibles, parfois lâches», admet Morin

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Droit d'inventaire : «On a souvent été faibles, parfois lâches», admet Morin
Droit d'inventaire : «On a souvent été faibles, parfois lâches», admet Morin

Député de l'Eure et président du conseil national de l'UDI, le parti centriste de Borloo, Hervé Morin plaide pour un inventaire du quinquennat Sarkozy.

Que pensez-vous du rapprochement de Jean-Louis Borloo avec François Bayrou ?

HERVÉ MORIN. Certains à l'UDI y voient un aveu de faiblesse. D'autres, dont je suis, considèrent que si les centristes veulent se donner le maximum de chances de peser, il faut savoir tourner la page.

N'est-ce pas l'intérêt électoral des européennes qui y pousse ?

Si ce n'est que cela, l'entreprise est vouée à l'échec. Le positionnement politique de François Bayrou semble commencer à bouger et un cheminement commun sera bien sûr nécessaire.

L'UDI ne décolle pas vraiment. Qu'est-ce qui cloche ?

Nous devons améliorer notre organisation interne et notre cohésion pour porter un projet moderne, audible, en phase avec la société. Nous avons besoin de cet enthousiasme collectif qui reste à construire. Jean-Louis Borloo a fait un boulot colossal. Le procès d'intermittent du spectacle qui lui est fait est injuste. Mais il faut désormais passer la vitesse supérieure en ouvrant la voie du rassemblement le plus large.

Vous faites l'inventaire de l'UDI. Et celui des années Sarkozy auxquelles vous avez participé comme ministre de la Défense ?

Il est utile et nécessaire pour éviter les mêmes erreurs. Depuis 2002, nous n'avons jamais eu le courage de mettre en conformité nos programmes de campagne avec notre action au pouvoir. Si l'on constate aujourd'hui un échec démocratique avec un FN qui va friser les 25% aux municipales, c'est qu'il y a bien une coresponsabilité de la gauche et de la droite. Il ne s'agit pas d'accabler Nicolas Sarkozy, mais nous n'avons pas pris les choses frontalement. On a souvent contourné les obstacles au lieu de les résoudre. Nous avons une responsabilité collective et j'y prends toute ma part.

Sur quels points Sarkozy a-t-il ...

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