Drive: les ventes progressent encore, mais le rythme d'ouvertures ralentit

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En quelques années, les drives se sont adjugés 4% de part de marché de la grande distribution, soit des ventes annuelles à 4 milliards d'euros. (Skylines/shutterstock.com)
En quelques années, les drives se sont adjugés 4% de part de marché de la grande distribution, soit des ventes annuelles à 4 milliards d'euros. (Skylines/shutterstock.com)

(AFP) - Le drive, nouveau mode de distribution consistant à venir retirer en voiture des articles commandés sur internet, a vu ses ventes progresser de 25% au premier trimestre 2015, même si le rythme d'ouvertures ralentit, selon une étude Nielsen/Fevad diffusée mardi.

Apparu en France en 2004, le drive comptait en avril 3.428 sites dans l'Hexagone, dont 105 ouverts depuis le 1er janvier.

Pour 2.535 d'entre eux, le drive consiste en des espaces dédiés ("clic & drive" avec des pistes pour les véhicules et des bornes de retrait), soit à proximité immédiate d'un hypermarché (drive accolé) soit dans des entrepôts dédiés (drive déporté).

"Depuis les premiers drives ouvert par Auchan, le circuit est passé par différentes phases, du tâtonnement des débuts à la saturation parfois observée dernièrement, en passant par la course aux ouvertures entre enseignes", note l'étude.

Cette course "s'est d'abord révélée sous un jour offensif (prise de part de marché immédiate en ouvrant un drive dans une zone de chalandise concurrente) puis défensif quand les magasins non équipés se sont vus menacés par l'ouverture de drive concurrent à proximité", poursuit l'étude.

En quelques années, les drives se sont adjugés 4% de part de marché de la grande distribution, soit des ventes annuelles à 4 milliards d'euros. Ils représentent même "40% de la croissance du chiffre d'affaires de la grande consommation" en 2014.

L'apogée des ouvertures s'est située sur les années 2012 et 2013, avant de ralentir, alors que les interrogations autour de la rentabilité du modèle apparaissaient. Le drive est un service gratuit mais il nécessite parfois d'importants investissements en construction ou en personnel.

Sur les drives déportés, 70% n'atteignent pas encore aujourd'hui les 5 millions d'euros annuels, note Nielsen.

Résultat: alors qu'en 2012/2013, 1,9 clic & drive était crée chaque jour, au premier trimestre 2015, il n'y en avait plus que 1,2. Par ailleurs, l'année 2014 a été marquée par 34 fermetures de drive.

Si "l'effet parc -via les ouvertures- va mécaniquement s'atténuer", le drive conserve "un potentiel qui n'a pas été exploité pleinement (...) et une marge de progression en terme d'usage chez les consommateurs", estime toutefois Vincent Cornu, directeur distribution chez Nielsen France.

"Nos estimations les plus basses donnent une part de marché en progression régulière jusqu'à 5,5% d'ici 2018. Et plus de 7% dans nos hypothèses hautes, si l'élargissement de la clientèle se poursuit", ajoute M. Cornu.

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