"Dreamers", une balade dans l'imaginaire de 16 scénaristes et réalisateurs

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"Dreamers", documentaire de Noëlle Deschamps, sort en salles mercredi. All rights reserved
"Dreamers", documentaire de Noëlle Deschamps, sort en salles mercredi. All rights reserved

(AFP) - Ils s'appellent Jacques Audiard, Emir Kusturica, John Boorman, James Gray ou Guillermo Arriaga et sont scénaristes et réalisateurs. "Dreamers", documentaire de Noëlle Deschamps en salles mercredi, propose une balade dans l'imaginaire de ces conteurs d'images et porteurs d'émotions.

Par le biais de questions posées sur leur enfance, la façon dont le 7e art est entré dans leur vie, le processus créatif, le tournage, etc., la réalisatrice fait découvrir ce qu'ils ont en commun, "un cinéma qui veut communiquer la vision personnelle d'un auteur au plus grand nombre".

Les différentes méthodes d'écriture et de mise en scène, l'inspiration et la transmission des émotions deviennent au fil des entretiens un véritable langage commun.

L'Américain James Gray ("Little Odessa", "Two lovers", "The immigrant", en compétition cette année à Cannes) évoque les deux films déterminants dans son désir de devenir réalisateur: "Apocalypse now", de Francis Ford Coppola, et "Raging Bull", de Martin Scorsese.

Jacques Audiard ("De rouille et d'os", "Un prophète") raconte que "le cinéma s'est imposé par une activité pratique le montage (...) un lieu d'écriture et de syntaxe, ce qu'est la dramaturgie".

L'écriture du scénario s'avère la plupart du temps un moment douloureux avec des heures passées derrière une table: "je n'ai pas le film au départ dans ma tête, pas de dessins, de plan. Je ne sais pas où l'histoire me conduira. Je m'assois et j'écris", explique Guillermo Arriaga, scénariste de "Babel", "21 grammes" et "Trois enterrements".

Maiwenn ("Polisse", "Le bal des actrices") avoue vivre des moments de "souffrance" lors de l'écriture parce qu'elle a quitté l'école très tôt. Mais elle dit aussi que l'inspiration lui vient "comme un court-circuit dans la tête".

Si elle préfère tourner en ville et à Paris, John Boorman ("Delivrance", "Exacalibur", "Le tailleur de Panama), souligne l'importance de la nature et de l'eau dans son oeuvre.

"On est des passeurs d'émotion", résume Akiva Goldsman, scénariste de "Da Vinci code" et "Un homme d'exception", deux films de Ron Howard.

Au final, un film, selon Jaco Van Dormael ("Le huitième jour", "Mr. Nobody"), est "comme une bouteille à la mer" dont on ne sait qui il touchera.

"Si les émotions sont sincères, il y a peu de chances de rater sa cible", assure Emir Kusturica, double Palme d'Or à Cannes pour "Papa est en voyage d'affaires et "Underground".

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