Drame de l'immigration : l'odyssée de Kone

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Des immigrants d'Afrique subsaharienne secourus par les gardes-côtes libyens après le naufrage de leur embarcation.
Des immigrants d'Afrique subsaharienne secourus par les gardes-côtes libyens après le naufrage de leur embarcation.

"J'ai décidé de quitter mon pays quand, après la mort de mon père, mon oncle a repris la quincaillerie de famille. Il n'a plus voulu me faire travailler. Nous nous sommes disputés et je me suis retrouvé sans travail. Niger : "Si on tombe du 4x4, le chauffeur ne s'arrête pas"Au Mali, tout le monde sait qu'on peut s'embarquer pour l'Italie depuis Tripoli. Au printemps 2014, j'ai décidé de tenter ma chance. J'avais des économies et je suis entré au Niger en traversant la frontière de nuit. Là, j'ai trouvé des passeurs qui organisent la traversée du désert sur des 4x4 Parado. Le 4x4 est prévu pour 7 mais nous étions 30. La traversée du désert dure une semaine et il fait très chaud. C'est très dangereux parce que si on tombe du 4x4, le chauffeur ne s'arrête pas. Les camions surchargés crèvent et se renversent. J'ai vu plusieurs accidents avec des morts, mais pour nous ça c'est bien passé. Sabha (Libye) : "Des Libyens patrouillaient pour braquer les noirs"Nous sommes arrivés à Sabha, en Libye. Là, j'ai été arrêté par la police libyenne. Ils m'ont fouillé pour prendre mon argent, mais j'ai pu le cacher dans ma chaussure. Nous étions 100 par cellule. Pour manger, ils nous donnaient un morceau de pain et parfois un peu de riz. Quand la nourriture arrivait, pour éviter les bagarres, les gardiens nous battaient avec des bâtons ferrés et des fouets. Les policiers nous ont dit que pour sortir de prison, il fallait que notre famille nous...

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