Draghi plaide pour le maintien de la réglementation bancaire

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    * Inquiétudes sur un allègement des règles bancaires sous 
Trump 
    * Reprise toujours dépendante d'une politique 
accommodante-Draghi 
    * La BCE agira en ayant recours à tous les 
instruments-Draghi 
 
 (Actualisé avec propos de Draghi sur la régulation bancaire) 
    FRANCFORT, 18 novembre (Reuters) - Le secteur bancaire 
mondial doit être bien réglementé et les mesures déjà décidées 
ne devraient pas être annulées, déclare vendredi le président de 
la Banque centrale européenne Mario Draghi, en réaction aux 
inquiétudes croissantes sur un éventuel allègement des règles 
bancaires avec l'élection de Donald Trump aux Etats-Unis.  
    La régulation bancaire doit entrer dans une période de 
stabilité et il n'est pas nécessaire de revoir les règles, 
a-t-il précisé lors d'un conférence à Francfort, soulignant 
qu'une déréglementation excessive avait été la principale cause 
de la crise financière mondiale. 
    La victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle 
américaine a suscité de l'espoir chez les uns et de l'inquiétude 
chez d'autres sur le fait que bon nombre de règles du secteur 
bancaire adoptées au cours de la dernière décennie pourraient 
abrogées, offrant ainsi aux banques plus de flexibilité mais 
augmentant dans le même temps potentiellement les risques 
systémiques. 
    "L'accent devrait porter sur la mise en oeuvre, pas sur un 
nouveau cadre", a déclaré Draghi. "Les mesures réglementaires 
devraient être mises en oeuvre de manière équilibrée de sorte de 
garantir des conditions de concurrence équitables à l'échelle 
mondiale". 
    "Et même si des ajustements à la marge sont possibles, il ne 
devrait pas y avoir de retour sur ce qui a été décidé", a dit le 
président de la Banque centrale européenne dont l'une des 
missions est de superviser les grandes banques de la zone euro. 
    La régulation du secteur a permis d'améliorer la solvabilité 
des banques et la qualité de leurs actifs. 
    La refonte des règles actuelles dites de "Bâle III", avec 
pour objectif de réduire l'exposition du secteur au risque, 
devrait être finalisée en janvier et entrer en vigueur en 2019 
après des années de négociations difficiles.   
     
    POLITIQUE MONÉTAIRE ACCOMMODANTE 
    Mario Draghi a par ailleurs estimé que la reprise économique 
de la zone euro était toujours dépendante, à un degré important, 
d'une politique monétaire accommodante. 
    Selon lui, la BCE continuera à agir en ayant recours à tous 
les instruments disponibles dans le cadre de son mandat. 
    "A l'avenir, notre évaluation dépendra de la capacité de 
l'inflation à se maintenir de manière soutenue vers l'objectif" 
d'une hausse des prix légèrement inférieur à 2% fixé par 
l'institution, a-t-il dit. 
    La BCE s'accorde sur la nécessité de maintenir une politique 
très accommodante et devrait se prononcer en décembre sur une 
éventuelle prolongation de son programme de rachats d'actifs, 
indique le compte-rendu de sa réunion monétaire d'octobre publié 
jeudi.    
    La banque centrale achète chaque mois pour 80 milliards 
d'euros de titres afin d'améliorer les conditions de financement 
dans la zone euro et contribuer ainsi à stimuler l'activité 
économique et l'inflation. Le programme en cours s'achève en 
mars 2017. 
 
 (Francesco Canepa et  Balazs Koranyi, Patrick Vignal et Claude 
Chendjou pour le service français, édité par Benoît Van 
Overstraeten) 
 
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