Draghi et Lagarde évoquent la Grèce avec Hollande et Merkel

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(Actualisé avec communiqué publié après la fin de la rencontre) par Tom Körkemeier et Jan Strupczewski BRUXELLES/BERLIN, 1er juin (Reuters) - Les patrons de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI) ont rejoint lundi soir à Berlin François Hollande et Angela Merkel pour discuter de la manière de poursuivre les discussions sur la dette de la Grèce. Mario Draghi et Christine Lagarde ont rencontré le président français et la chancelière allemande, ainsi que le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, qui se trouvaient à Berlin pour une réunion consacrée à l'économie numérique. "(Les cinq dirigeants) sont convenus de travailler de façon intense pour parvenir à une position commune des institutions et de rester en étroit contact avec (le Premier ministre grec) Alexis Tsipras", a déclaré l'Elysée à l'issue de cette rencontre. La Grèce et ses bailleurs de fonds (FMI, Commission européenne et BCE) tentent depuis des mois de trouver un compromis permettant à Athènes d'obtenir le versement de plusieurs milliards d'euros d'aide en échange de réformes économiques et sociales. Athènes risque de se retrouver en situation de défaut de paiement dans les semaines qui viennent sans l'apport financier d'un plan d'aide qui prend fin le 30 juin. La zone euro a défini vendredi comme date limite pour conclure ces négociations afin qu'organismes et ministères aient le temps de donner leur blanc-seing à un éventuel accord et que les instances parlementaires autorisent le déblocage des fonds d'aide gelés. Dans une tribune publiée dimanche par Le Monde, le chef du gouvernement grec a dénoncé l'"obsession" de certaines institutions qui proposent à la Grèce des solutions selon lui "déraisonnables". ID:nL5N0YM0K0 Pour des diplomates européens, cet article est plutôt un effet de manches de Tsipras, qui veut ainsi montrer aux Grecs à quel point il défend le pays pied à pied. De fait, Die Welt rapporte, dans un article à paraître mardi, que Tsipras est prêt à discuter d'une réforme des retraites avec les créanciers de la Grèce, jusque là une pierre d'achoppement des discussions à l'exemple de la hausse de la TVA ou de la réforme du marché du travail. Die Welt cite des participants à ces négociations selon lesquels Tsipras serait prêt à discuter d'une baisse des pensions et d'un relèvement de l'âge de départ à la retraite, sans qu'il y ait pour l'instant la moindre proposition concrète. Signe de querelles intestines au sein du gouvernement grec, Elena Panaritis, choisie par Tsipras pour représenter le pays au FMI mais contestée par une partie des députés du parti au pouvoir Syriza, a annoncé lundi qu'elle n'accepterait pas ce poste. Cette membre de l'équipe engagée dans les négociations avec les créanciers d'Athènes est considérée comme une proche du ministre des Finances Yanis Varoufakis. Dimanche, une quarantaine de députés de Syriza ont écrit au Premier ministre pour manifester leur hostilité à sa nomination au FMI, estimant qu'elle ne représentait pas les positions du parti. ID:nL5N0YN2OG (Avec Elizabeth Pineau à Paris; Wilfrid Exbrayat et Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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