Draghi demande un effort commun à l'UE pour éviter la récession

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MARIO DRAGHI APPELLE LES VINGT-HUIT À UN EFFORT COMMUN POUR ÉVITER LA RÉCESSION
MARIO DRAGHI APPELLE LES VINGT-HUIT À UN EFFORT COMMUN POUR ÉVITER LA RÉCESSION

BRUXELLES (Reuters) - Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a exhorté vendredi les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro à un effort commun combinant réformes structurelles, investissement, discipline budgétaire et stimulation de la demande pour éviter une "rechute en récession".

Un porte-parole de la BCE, citant les divers points évoqués par Mario Draghi, a dit que ce dernier avait souligné la nécessité de la fidélité aux règles budgétaires définies par l'Union européenne (UE) afin d'ancrer la confiance des marchés envers la zone euro et qu'il avait estimé que les pays jouissant d'une situation budgétaire saine devait songer à stimuler la demande pour relancer la croissance.

"En 2011-12, nous avons évité l'effondrement de la zone euro grâce à un effort commun. Nous devrions à nouveau nous atteler à agir en commun pour éviter une rechute en récession", a observé le président de la BCE.

Ce dernier a exhorté tous les pays de la zone euro à présenter un calendrier national de réformes économiques structurelles d'ici le prochain sommet européen des 18 et 19 décembre.

Enfin, a poursuivi le porte-parole, la BCE se tient prête à employer d'autres outils non conventionnels si nécessaire pour atteindre son but de stabilité des prix et si Mario Draghi s'est dit préoccupé des effets éventuels d'une inflation basse prolongée sur la fixation des prix et des salaires, il n'a pas employé le terme de "déflation".

La chancelière allemande Angela Merkel a dit qu'elle avait remercié Mario Draghi d'avoir insisté sur le rôle que doivent jouer les Etats dans la relance de la zone euro et ajouté qu'ils avaient la ferme intention de s'exécuter.

Reuters avait fait mention jeudi de tensions entre le président de la BCE et la chancellerie allemande.

"La politique monétaire peut faire certaines choses, c'est le travail d'une BCE indépendante. Mais si la politique budgétaire ne réagit pas simultanément, si nous n'améliorons pas notre politique économique, notre compétitivité et nos conditions d'investissement, alors nous ne sortirons pas de cette situation insatisfaisante", a expliqué Merkel, lors d'une conférence de presse suivant le Conseil européen de Bruxelles.

Interrogé plus particulièrement sur les relations de Berlin avec Draghi, Angela Merkel a répondu: "La BCE travaille de façon indépendante et pour l'Allemagne, c'est très important; mais je le dis très clairement: j'apprécie vraiment la manière dont Mario Draghi participe aux discussions concernant le développement à venir de la zone euro et qu'il ait dit aujourd'hui qu'il était prêt à coopérer en matière de coordination plus étroite des politiques économiques".

"Je compte sur une bonne coopération avec la BCE dans les domaines qui me concernent moi et nous tous".

(Paul Taylor, Noah Barkin et Michelle Martin, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Joanny)

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