Dr Isabelle Sarfati : «PIP a eu une attitude mercantile»

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INTERVIEW - Le fabricant de prothèses mammaires avait mis au pointun implant inédit qui a séduit de nombreux chirurgiens.

Chirurgien plasticien à l'Institut du sein, à Paris, le Dr Isabelle Sarfati a utilisé des prothèses PIP (Poly Implant Prothèse), aujourd'hui au cœur d'une affaire sanitaire. Elle s'explique sur sa pratique.

LE FIGARO. - Vous faites partie des médecins qui ont constaté des problèmes avec les prothèses PIP et ont averti l'Afssaps (l'autorité chargée de la sécurité des produits de santé, NDLR) en 2010. Qu'est-ce qui vous a alertée?

Dr Isabelle SARFATI. -Les prothèses PIP présentaient un taux de rupture anormal. À l'Institut du sein, nous posons entre deux cents et trois cents prothèses mammaires par an. Nous en retirons une, parce qu'elle s'est rompue, tous les deux mois environ. Il s'agit en général de prothèses qui ont été posées il y a plus de dix ans et les marques en cause diffèrent. Dans les cas des prothèses PIP, nous ­avions des ruptures précoces (avant dix ans) et toujours sur la même marque.

Quelle a été alors votre réaction?

À chaque imp

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