Dr Frédéric Chaussoy : «Comme moi, Nicolas Bonnemaison a fait son boulot»

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Dr Frédéric Chaussoy : «Comme moi, Nicolas Bonnemaison a fait son boulot»
Dr Frédéric Chaussoy : «Comme moi, Nicolas Bonnemaison a fait son boulot»

«Monsieur le président, je voudrais que vous m'autorisiez à m'asseoir aux côtés du Docteur Bonnemaison», lâche, d'une voix forte, le Dr Frédéric Chaussoy. C'est en «médecin», non pas en «militant», que témoigne devant la cour d'assises de Pau l'anesthésiste-réanimateur qui avait aidé Vincent Humbert à mourir il y a onze ans. Il est venu pour ce «confrère» que l'ordre a «radié avant même que la justice ne statue». Lui que cette dernière avait également poursuivi pour «empoisonnement», avant qu'il ne bénéficie d'un non-lieu, lui qui n'«(était) pas un assassin», se sent «solidaire» de l'ex-urgentiste bayonnais. «L'euthanasie s'invite à la table de la justice, mais je ne pense pas qu'en ces lieux l'on puisse faire un tel débat», souligne-t-il.

A la barre, Frédéric Chaussoy raconte, sans doute pour la énième fois mais avec une émotion intacte, l'histoire de ce jeune d'une vingtaine d'années, tétraplégique et presque aveugle après un accident de la route, qui avait écrit au Président Chirac pour lui «demander à mourir». Il décrit sa mère, Marie Humbert, et cette «potion» qu'elle avait fini par accepter d'administrer à son enfant après trois ans à son chevet. Puis le transfert de ce patient dans le coma dans son service. Et cette mère, revenue entre deux policiers, qui l'«engueule» : «Pourquoi l'avez-vous réanimé ?» Lors de la réunion collégiale qui suit, «un consensus» émerge : «Par humanité et par compassion, il fallait arrêter la réanimation».

«Nous sommes des médecins de la vie, pas de la mort»

C'est à lui, le médecin, que le geste incombe. «Je me rends dans la chambre de Vincent. Je débranche le respirateur artificiel. Mais Vincent respire mal. Il devient bleu, il transpire, il s'encombre. Il a des gasps (râles, ndrl). Que faire ? Fallait-il tourner les talons et fermer la porte ? Pour apaiser ses souffrances, j'ai injecté un produit létal qui a provoqué un arrêt ...

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  • manx750 le mardi 24 juin 2014 à 17:50

    Le docteur Mengele aussi selon ces médecins adeptes de Tanathos ?