Down by Law

le
0
Down by Law
Down by Law

C'est l'histoire d'un affamé. Un homme qui aimait la gloire, les buts et les sourires. Un roi qui courait en rouge, souvent, et en bleu, parfois. Jusqu'à sa dernière danse. Un dernier ballet à Old Trafford avec le maillot de Manchester City sur le dos. Et un dernier but, le plus dur, pour faire tomber Manchester United en deuxième division. Denis la tristesse.

Un enfant court. Une femme court aussi. Puis, un homme. C'est une vague humaine. La pelouse est piétinée, Old Trafford est envahi. Les mains sur les hanches, Mike Doyle ne bouge pas, immobile face à la scène qui se joue sous ses yeux de joueur de foot. Il expliquera plus tard : "La plupart des joueurs couraient vers le tunnel. Moi, non, je marchais calmement. On ne me chasse pas." Le défenseur de Manchester City était comme ça. C'était une tête de con. Une tête de con qui s'appliquait à le rester. Quelques semaines plus tôt, lors de la première manche de la saison contre Manchester United à Maine Road (0-0), Doyle avait dessiné l'un des plus beaux tableaux de l'histoire du derby de Manchester. Avec Lou Macari, le diable, et Clive Thomas, arbitre gâchette reconnu dans le Royaume. Pour son premier derby avec United, Macari le savait : "C'était une des choses les plus prévisibles de ces derbys de l'époque : que Mike te descende." La suite est connue, un tacle appuyé, deux expulsions, la police dans le vestiaire et deux joueurs qui estiment la sanction trop sévère. Résultat ? Doyle appelle Macari, Macari va voir Doyle et les deux hommes se retrouvent dans le tunnel pour insulter Thomas. Sympa. Alors le match retour, à Old Trafford, était attendu. Pour rire déjà, mais pas que. Car ce jour-là, Manchester United a la tête qui pendouille au-dessus de la deuxième division. Et qu'il va finir par y tomber. Rattrapé par son passé.

Refuser le but


Matt Busby est angoissé. Son empire construit sur les cicatrices du passé menace de s'effondrer, sous ses yeux de directeur technique. Nous sommes le 27 avril 1974. George Best s'est fait virer de Manchester United quelques mois plus tôt. Bobby Charlton en est parti un an auparavant. Il ne reste plus grand-chose du champion d'Europe 1968 face à Benfica et plus rien du tout de son trio magique qui a été effrité. Car Denis Law a rejoint Manchester City, lâché par son ancien sélectionneur Tommy Docherty que Law a aidé à installer sur le banc de United. Comme une dernière pige avant de quitter définitivement les pelouses. Law est encore un magicien, celui qu'il était plus que nulle part ailleurs à Old Trafford où il décrocha son Ballon d'or en 64. L'occasion est terrible : pourquoi voudrait-il couler la tête de sa belle ? Les images sont parlantes. Denis Law ne parle pas, il ne sourit pas, joue à peine.…


Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant