Douze suspects arrêtés après les feux en Israël, 80.000 évacués

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    JERUSALEM, 25 novembre (Reuters) - La police israélienne a 
annoncé vendredi l'arrestation de douze personnes soupçonnées 
d'incendie volontaire à la suite des feux de forêt qui ont 
balayé ces derniers jours le nord et le centre d'Israël, 
détruisant plusieurs centaines d'habitations et provoquant 
l'évacuation d'environ 80.000 personnes à Haïfa. 
    Les pompiers continuaient à lutter vendredi contre les 
flammes sur les collines boisées autour de Jérusalem et dans le 
nord de l'Etat hébreu, avec le soutien de collègues palestiniens 
et des équipes de secours venues de Grèce, de Chypre, de 
Croatie, d'Italie, de Russie et de Turquie. 
    Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a également accepté 
des offres d'assistance de l'Egypte et de la Jordanie. 
    Le chef du gouvernement a déclaré que certains incendies 
paraissaient avoir été déclenchés délibérément, estimant que 
leurs auteurs étaient coupables de terrorisme. La sécheresse 
exceptionnelle et un fort vent d'est alimentent ces feux qui ont 
débuté mardi et se sont propagés depuis sur une moitié du pays. 
    Le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld, a déclaré que 
les douze suspects interpellés avaient été appréhendés alors 
qu'ils tentaient d'allumer un feu ou de fuir une zone incendiée. 
Il n'a pas fourni d'autres détails. 
    Le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan a déclaré 
qu'ils appartenaient aux "minorités", par allusion aux Arabes 
israéliens ou aux Palestiniens.  
    "La plus grande probabilité est que leur mobile soit 
nationaliste", a-t-il dit à la radio de l'armée.  
    Le dirigeant d'extrême droite et ministre de l'Education 
Naftali Bennett a accusé des "terroristes nationalistes", terme 
employé en Israël pour désigner les Palestiniens, d'être à 
l'origine de ces feux. 
    Les autorités palestiniennes n'ont pas fait de commentaire. 
Ayman Odeh, un responsable arabe israélien de Haïfa, a rejeté 
l'accusation et accusé en retour le gouvernement de tirer parti 
de la situation pour nourrir la haine contre la minorité arabe. 
    Ces incendies de forêt sont les plus graves depuis 2010. 
Quarante-quatre personnes avaient alors péri dans un gigantesque 
brasier dans le nord du pays. L'enquête avait conclu à un feu 
par négligence. 
 
 (Maayan Lubell; Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 
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