Douze ans requis contre l'ex-ostéopathe du "tout Paris"

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L'ACCUSATION REQUIERT AU MOINS DOUZE ANS DE RÉCLUSION CONTRE PIERRE PALLARDY
L'ACCUSATION REQUIERT AU MOINS DOUZE ANS DE RÉCLUSION CONTRE PIERRE PALLARDY

PARIS (Reuters) - L'accusation a requis jeudi un minimum de 12 ans de réclusion à l'encontre de Pierre Pallardy, l'ex-ostéopathe du "tout Paris" jugé depuis le 1er octobre devant les assises de Paris pour viols ou agressions sexuelles sur seize anciennes patientes.

L'avocat général a en outre demandé qu'il soit interdit d'exercer définitivement et inscrit sur le fichier des délinquants sexuels.

L'auteur de best-sellers a nié jusqu'à présent les faits, affirmant que les poursuites relèvent "de la jalousie, de la vengeance et de l'affabulation" des plaignantes.

Depuis le début du procès, d'autres anciennes patientes se sont manifestées auprès de la justice et pourraient porter plainte, a-t-on appris de source judiciaire.

Les plaignantes ont toutes décrit à peu près le même scénario : alors qu'elles étaient seins nus, Pierre Pallardy leur pratiquait d'entrée un douloureux massage du ventre qui les laissait comme hypnotisées.

Il leur saisissait ensuite la poitrine à deux mains, "ce qui ne semble pas répondre au protocole de la profession d'ostéopathe", a relevé la présidente du tribunal, Jacqueline Audax. Il se serait ensuite livré à des attouchements ou à des pénétrations.

Après une jeunesse d'orphelin, l'accusé, qui encourt au maximum 20 ans de réclusion, était devenu kinésithérapeute, puis ostéopathe, dans les années 1970.

Auteur de best-sellers, comme "Plus jamais mal au dos", il avait rapidement fréquenté les plateaux télévisés et les émissions de radio.

Sa méthode consistait à mêler conseils pour une bonne hygiène de vie et massages vigoureux du ventre, capables selon lui de réguler l'équilibre psychique et de soigner insomnies, dépression et fatigue chronique.

Gérard Bon, édité par Sophie Louet

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