Douche froide sur le projet européen d'union bancaire

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L'Europe se prépare à de difficiles compromis sur son projet-phare, après qu'un premier tour de table a fait surgir des réticences de toutes parts - sauf à Paris - et révélé une sérieuse baisse d'enthousiasme à Berlin.

Envoyé spécial à Nicosie

«Il n'y a pas deux camps» dans la discussion, l'un français, l'autre allemand, assure Pierre Moscovici, en minimisant les désaccords avec son homologue allemand Wolfgang Schäuble. Mais il existe «bien de multiples interrogations, qui portent sur l'union bancaire, sur le rôle de la BCE et sur la supervision des banques elle-même», ajoutait-il au terme de deux journées d'un huis-clos crispé avec ses 26 collègues de l'UE..

Le rendez-vous de Nicosie a eu l'effet d'une douche froide sur un projet que la commission dit avoir ficelé en un temps record, moins de dix semaines après le sommet européen qui a fixé le cap le 29 juin. Le Royaume-Uni a rapidement décliné cette avancée de l'intégration, en refusant de soumettre la City à la responsabilité de la BCE, banque centrale de l'euro. Ce week-end, c'est la Suède, appuyée par la Pologne et par le Danemark, qui a jugé le projet inacceptable pour ses banques. L'Europe orientale, elle, redoute

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