Douche écossaise pour les salariés d'Alstom

le , mis à jour à 08:28
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Douche écossaise pour les salariés d'Alstom
Douche écossaise pour les salariés d'Alstom

Attention, une bonne nouvelle peut en cacher une mauvaise. Tandis qu'à Paris Alstom détaillait hier son partenariat avec la SNCF pour imaginer et construire la cinquième génération de TGV, en Franche-Comté l'entreprise annonçait la délocalisation de son site historique de production de Belfort, d'où est sorti le premier prototype de TGV en 1971. Une véritable douche écossaise pour les salariés de l'entreprise de transport. « C'est un énorme coup de massue, confie Olivier Kohler, délégué CFDT. Face à la baisse des commandes, on s'attendait à ce que la direction prenne quelques mesures, comme un partage de l'activité entre les différents sites industriels. Mais pas une décision aussi radicale. »

 

Concrètement, la production industrielle et les bureaux d'études de Belfort, qui emploient 400 salariés, vont être transférés dans l'usine de Reichshoffen (Bas-Rhin), où travaillent déjà un millier de personnes. En revanche, l'activité maintenance des trains et ses 80 salariés restent à Belfort. « Il ne s'agit pas d'une fermeture ni d'un plan social, insiste un porte-parole d'Alstom. Tous les salariés recevront une proposition de reclassement vers d'autres sites. » Pour la direction, cette restructuration est plus que nécessaire. « Sur nos 12 sites français, la charge baissera de 30 % d'ici à 2018, détaille l'entreprise. Il faut que nous adaptions notre outil de production. »

 

Une situation critique qui, pour beaucoup, aurait pu être évitée. Il y a quinze jours, Akiem, entreprise détenue à parité par la SNCF et la Deutsche Bank, spécialisée dans la location de locomotives, a en effet préféré l'Allemand Vossloh à Alstom pour construire ses 44 locomotives.

 

« C'est une véritable trahison de la part de la SNCF et donc de l'Etat français, ne décolère pas cette source syndicale. Avec ce contrat de 140 M€, Belfort aurait pu tenir deux ans de plus. »

 

Une bouffée ...

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  • jean.e1 il y a 3 mois

    previsible

  • mlaure13 il y a 3 mois

    C'est malheureux mais ce n'est pas la première et la dernière fois qu'une entreprise ferme ou délocalise...faut pas en faire une affaire d’État...:-)))

  • jean.coq il y a 3 mois

    Une petite précision: Vossloh est un spécialiste des locomotives diesel.

  • jopaf il y a 3 mois

    Ça va mieux !

  • b.renie il y a 3 mois

    adaptation au mouvement de la vie qui est devenir depuis 3.5 milliards d'années. Le cadre de la vie ne cesse donc de se modifier. Les êtres humains doivent le prendre en compte sous peine de disparaître. La concurrence est la traduction dans les affaires des hommes, de cette compétition qu'est l'évolution. Les salariés d'Alstom Belfort suivront la localisation de leur travail. Ce déplacement n'est pas un drame puisque c'est la vie.