[DOUBLON MATINALE]Face aux conflits sociaux, le nouveau visage de Manuel Valls

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Manuel Valls lors de la présentation des grandes lignes du projet de la loi travail à Paris le 14 mars 2016.
Manuel Valls lors de la présentation des grandes lignes du projet de la loi travail à Paris le 14 mars 2016.

Ni retrait ni passage en force : sur le projet de loi Travail, le premier ministre a su faire preuve de souplesse, mais il a rouvert une brèche au sein de la gauche.

En revendiquant, lundi 14 mars, le droit à « un nouveau départ » pour le projet de loi El Khomri, Manuel Valls a innové en matière de traitement des conflits sociaux. Le premier ministre n’a choisi ni le retrait ni le passage en force pour ce projet de loi qui vise à réformer le droit du travail. Il a préféré revendiquer une forme d’élaboration collective, avec les bonnes volontés qui voulaient bien accepter de se reconnaître dans le projet.

Il n’est pas rare qu’une réforme en fin de quinquennat suscite une levée de boucliers. C’est même un classique du genre. Dominique de Villepin l’avait expérimenté en 2006 avec le contrat première embauche (CPE), qui avait fait descendre des centaines de milliers de lycéens dans la rue. Nicolas Sarkozy l’avait vécu en 2010 avec la réforme des retraites, qui avait fait l’unanimité syndicale contre elle.

Face à l’épreuve de la rue, le premier avait dû, in fine, renoncer parce qu’il avait été lâché par tous, y compris par son propre camp. Le second avait au contraire opté pour le passage en force, parce que la droite le soutenait face aux syndicats : huit manifestations attirant plusieurs millions de personnes n’avaient ainsi pas empêché M. Sarkozy de porter de 60 à 62 ans l’âge du départ à la retraite. De là date sa rupture avec les syndicats.

L’essentiel sauvegardé Avec la réforme El Khomri, Manuel Valls se retrouvait dans une situation à la fois paradoxale et très inconfortable : la droite le soutenait, mais comme on soutient un pendu...

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  • M898407 il y a 10 mois

    Recul et Ridicule, voilà les 2 qualificatifs qui conviennent le mieux à ce nouveau projet qui ne verra d'ailleurs jamais le jour, comme toutes les tentatives de réforme de ce gouvernement....