Double canonisation : la fabrique des saints

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Photo prise samedi matin au Vatican.
Photo prise samedi matin au Vatican.

En apparence, l'affaire est assez simple. Pour être déclaré saint, il faut remplir trois conditions : être décédé (facile), avoir mené une vie chrétienne exemplaire (moins facile) et avoir accompli au moins deux miracles (très compliqué). Toutefois, la canonisation "équipollente" permet à surseoir à l'absence de miracle. Qui n'a pas dans son entourage une connaissance ou un ancêtre qui pourrait accéder à la gloire des autels ? Jusqu'au XIIe siècle, c'est la "vox populi" qui proclamait la sainteté que l'évêque local confirmait par une cérémonie solennelle. Mais, à partir de l'an 1234, c'est Rome qui prend les affaires en main, et les choses se compliquent. La canonisation, comme la béatification, devient le fait exclusif du prince, le pape en l'occurrence. À partir de cette époque, la béatification devient un outil d'évangélisation par l'exemplarité. La litanie infinie des martyrs de l'Église, sanctifiés car ils ont été témoins de Dieu jusqu'à la mort, en est l'illustration. Elle peut être aussi une monnaie d'échange pour satisfaire le caprice d'un souverain ou se réconcilier avec un État. La canonisation de Jeanne 'Arc en 1905 a scellé la réconciliation entre Rome et Paris après la loi de séparation de l'Église et de l'État en France. C'est aussi un formidable outil de propagande pour donner une certaine image de l'Église, un marqueur politique pour un pontificat. Ainsi, l'ouverture par le pape François du procès de...

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  • LeRaleur le dimanche 27 avr 2014 à 18:38

    Chez eux pas de problèmes avec les prothèses mammaires.