Doté d'un nouveau patron, Iter reprend de la vigueur

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Doté d'un nouveau patron, Iter reprend de la vigueur
Doté d'un nouveau patron, Iter reprend de la vigueur

En pleine garrigue provençale, le chantier du réacteur de fusion nucléaire Iter progresse avec un nouveau pilote à la barre, le Français Bernard Bigot, soucieux de dynamiser ce grand projet international coûteux qui accumule les retards."Il y a eu une période d'apprentissage. Aujourd'hui, il y a une vraie prise de conscience de tous les partenaires qu'il faut ajouter une dimension managériale forte au projet", a relevé M. Bigot devant la presse internationale, deux mois et demi après sa nomination à la direction générale d'Iter Organization.Ancien patron du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) français, M. Bigot, 65 ans, a succédé au physicien japonais Osamu Motojima.Ambitieux programme de recherche financé par sept partenaires - Union européenne, Etats-Unis, Russie, Japon, Chine, Inde, Corée du Sud - Iter est ralenti par la complexité de son organisation.Le projet est en grande partie financé "en nature" par les équipements que chaque pays produit. Les sept agences domestiques servent d'interface entre l'équipe d'Iter et les entreprises impliquées dans le projet.Sur le terrain, les grues sont à l'oeuvre. Les bâtiments industriels clef, dont le tokamak - la chambre de confinement magnétique où se produira l'expérience de fusion nucléaire -, commencent à sortir de terre."Le bâtiment du tokamak devrait être livré en 2018 et l'ensemble des 39 bâtiments à l'horizon 2022", selon Laurent Schmieder, responsable du programme de génie civil évalué à 1,5 milliard d'euros et financé par l'Union européenne. Le tokamak pèsera 23.000 tonnes, soit trois fois plus que la Tour Eiffel. - Gigantesque puzzle -Des convois très exceptionnels transportant de volumineux composants ont commencé à circuler la nuit sur 100 km entre le port de Fos-sur-Mer et le site de Cadarache (Bouches-du-Rhône) qui accueille Iter.Ces pièces produites par les 35 pays partenaires composent un gigantesque puzzle que les ...

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  • Pathor le mercredi 20 mai 2015 à 16:04

    http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/130112/iter-le-naufrage ----- j'aimerai pas habiter la région quand ces irresponsables mettront en marche la machine avec du plasma à 100 millions de degrés !

  • Pathor le mercredi 20 mai 2015 à 15:57

    Ce qu'en pense le prix nobel de physique 2002 « le réacteur nucléaire fondé sur ITER qui brûle du tritium est extrêmement dangereux du point de vue de la sûreté et de la contamination environnementale....Le tritium est hautement toxique avec une dose mortelle de 1 mg....Les neutrons produits avec ITER ont une énergie plus de dix fois supérieure à ceux d’un réacteur à fission ; ils rendent radioactifs le mur de l’engin ainsi que les matériaux de construction,..

  • Pathor le mercredi 20 mai 2015 à 14:16

    Le Parisien, et si vous faisiez votre travail de journaliste, cad une enquête sérieuse, indépendante, objective, en interrogeant aussi des scientifiques autres que ceux du cea ou du cnrs sur les chances d'aboutissement de ce projet !?

  • Pathor le mercredi 20 mai 2015 à 14:08

    Des scientifiques, à qui on ne donne pas la parole, pensent que ce projet ne débouchera sur rien d'exploitable; par contre il donnera du travail à des centaines de physiciens, techniciens et ingénieurs pendant 30 ans .... des dizaines de milliards aux frais du contribuable ! Les usa et la Russie mèneraient en parallèle des études de leurs cotés sur un axe de développement totalement différent beaucoup plus prometteur...nos impôts vont ils partir en études inutiles ?