Dopez votre future retraite

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Pour gonfler sa future pension, il est toujours possible de souscrire des placements spécifiques. Mais pourquoi ne pas profiter des dispositifs légaux existants pour augmenter sa retraite ou partir plus tôt. Avec Le Particulier.
1 - Comment se répartir les bonifications pour enfant?

Une mère de famille a droit à une bonification de 8 trimestres d'assurance pour chaque enfant élevé. Pour ceux nés depuis le 1er janvier 2010, et en accord avec la mère, le père peut désormais en récupérer 4. D'un point de vue comptable, c'est le parent à la carrière la plus complète, avec les revenus les plus élevés, qui gagnera le plus à récupérer des trimestres supplémentaires. Aux conditions actuelles, et pour un salarié à qui il ne manque que 4 trimestres pour bénéficier du taux plein, cela représente un gain proche de 8 % sur sa pension de base. Soit plus de 1 100 ¤ par an pour un salarié ayant toujours été rémunéré ­au-delà du plafond de la Sécurité sociale (3 031 ¤ par mois en 2012), à comparer avec un gain proche de 600 ¤ pour un salarié au Smic. La demande doit s'effectuer dans les six mois suivant le 4e anniversaire de l'enfant.

2 - Racheter des trimestres est-il toujours rentable ?

Voici un autre moyen pour partir plus tôt, sans subir de pénalités sur le montant de sa pension. Il s'agit de racheter auprès de la Sécurité sociale tout ou partie des trimestres manquants, dans la limite de 12. Bien qu'onéreux (comptez de 3 000 à 4 000 ¤ par trimestre, déductible de ses revenus imposables), le coût du rachat peut être rapidement amorti, en une dizaine d'années seulement pour un cadre supérieur, par exemple. Gare, tout de même, à ne pas investir trop tôt, mais plutôt dans l'année ou les deux ans précédant la date de départ. Dans les conditions actuelles, une personne licenciée à partir de 58 ans est assurée d'être indemnisée par Pôle emploi jusqu'à l'âge du taux plein, et n'aurait donc aucun intérêt à ­racheter des trimestres. Par ailleurs, l'un des principaux intérêts du rachat repose sur la ­reconduction des accords AGFF, qui prévoient d'étendre, sans coût supplémentaire, les effets du rachat de trimestres aux régimes complémentaires Arrco et Agirc. Or, ceux-ci ne concernent de manière certaine que les retraites liquidées d'ici au 31 décembre 2018, et rien ne dit qu'ils seront reconduits par la suite.

3 - Continuer à travailler à l'âge de la retraite?

Depuis le 1er janvier 2009, tout retraité peut reprendre une activité salariée et cumuler ses nouveaux revenus avec sa pension de retraite aussi longtemps qu'il le souhaite. Mais cela implique de cesser son activité salariée avant d'en reprendre une nouvelle, et donc de rompre son contrat de travail et de renégocier ses conditions de rémunération. Surtout, les cotisations vieillesse versées à cette cotisation ne permettent pas d'améliorer la future pension. L'alternative? Profiter de la surcote accordée aux assurés continuant à travailler alors qu'ils peuvent prétendre à une retraite à taux plein. Cela permet au salarié de rester dans son entreprise jusqu'à 70 ans (un employeur ne peut le mettre d'office à la retraite avant cet âge) et de continuer à cotiser. Le gain de pension s'élève autour de 20 % s'il travaille 5 ans de plus.

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