Dopage technologique : Dès 2005 selon le docteur Ferrari

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Alors que le peloton est secoué depuis plusieurs mois par l’ombre du dopage technologique via des moteurs dans les vélos, le docteur Michele Ferrari, au coeur de plusieurs scandales de dopage, assure que le procédé est en place depuis plus de dix ans.

Alors que le dopage physiologique est combattu de plus en plus durement par les instances internationales depuis les années 1990 suite à différents scandales qui ont éclaboussé le peloton, le dopage technologique commence à jeter le doute sur les performances des cyclistes. Après la découverte d’un moteur dans le vélo utilisé par une jeune belge lors des championnats du monde de cyclo-cross en début d’année, l’UCI a pris le taureau par les cornes et multiplié les contrôles pour débusquer d’éventuels tricheurs. Mais, selon certains, ce début de lutte contre le dopage technologique arriverait bien trop tard.

Ferrari : « Les moteurs ont été utilisés en course depuis 2005 »

Et parmi ces voix, on en retrouve une que le peloton n’aimerait sans doute plus jamais entendre, celle du docteur Michele Ferrari. L’Italien, qui est au coeur de nombreux scandales de dopage, dont il est un des plus éminents spécialistes, assure que l’utilisation de moteurs par des cyclistes professionnels, en course ou à l’entraînement, ne date pas d’hier. « Les vélos électriques ? Je les ai testés. Les avantages sont évidents. Ils ont été utilisés en course depuis 2005 et certains professionnels en ont chez eux pour remplacer l'entraînement derrière des motos, assure le sulfureux médecin italien dans les colonnes du quotidien Il Corriere della Sera. Personne n'a envie de regarder sous le tapis. Mais un jour ou l'autre, quelqu'un parlera. » Le cyclisme professionnel pourrait donc être proche d’un scandale d’une magnitude équivalente, voire supérieure, à celle du dopage physiologique.
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