Dopage : Rasmussen ne regrette pas s'être dopé

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Dopage : Rasmussen ne regrette pas s'être dopé
Dopage : Rasmussen ne regrette pas s'être dopé

Interrogé par Libération ce mercredi, Michael Rasmussen livre des confessions troublantes sur son programme de dopage. Sans détour, le Danois assure ne pas regretter s'être dopé pendant sa carrière cycliste.

Ne comptez pas sur Michael Rasmussen pour jouer les repentis. A l’image de Lance Armstrong pendant ses aveux face à Oprah Winfrey, le Danois refuse de reconnaître regretter s’être dopé. Ce mercredi, dans une longue interview accordée à Libération, l’ancien maillot à pois du Tour de France livre des confessions parfois saisissantes. « Des regrets ? « J’en ai beaucoup, mais pas celui de m’être dopé, répond-il. L’histoire montre que le dopage était la règle à haut niveau. » Cynique au possible, Michael Rasmussen revient plus en détail sur deux éditions de la Grande Boucle. Pas sur le Tour 2007 au cours duquel le Danois avait été exclu alors qu’il portait le Maillot Jaune, mais sur les deux années précédentes.

Rasmussen aurait « pu donner du fil à retordre à Armstrong »

« En 2005, j’aurais pu donner du fil à retordre à Lance Armstrong si mon équipe n’avait pas décidé de balancer ma seconde poche de sang avant les Pyrénées », lâche-t-il. Même analyse pour l’édition 2006, remportée par Floyd Landis, finalement déclassé au profil d’Oscar Pereiro. « En 2006, j’avais une autre opportunité de m’imposer mais mes poches de sang ont été jetées dans le Danube : le labo autrichien avec lequel je collaborais était visé par une enquête. Il a fallu attendre encore un an pour que je dispose de mes produits. » Un an, soit le Tour de France 2007. L’un des plus tristes qu’ait connu le cyclisme. Un scénario dramatique son acteur principal ne regrette visiblement pas le moins du monde.

Une victoire à l'Aubisque racontée avec émotion !

Totalement dans le déni, l'ancien coureur de Rabobank raconte même avec émotion sa victoire d'étape sur le Tour de France 2007. Un succès que le Danois a pourtant acquis grâce à l'aide de produits prohibés. « Le jour de ma victoire à l’Aubisque, dans l’hélicoptère qui me ramenait dans la vallée, j’ai songé pour la première fois à l’argent : "Ok, maintenant, je peux m’acheter une Ferrari. Je la mérite". J’ai revu cette étape plein de fois. Un des plus beaux souvenirs de ma carrière. Alberto Contador était à mes côtés, Cadel Evans pas loin derrière. Si les gens sont choqués par ma performance, ils devraient aussi l’être par celle des autres, non ? » Une ultime provocation...

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