Dopage : Rasmussen balance

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Dopage : Rasmussen balance
Dopage : Rasmussen balance

On avait oublié qui était Michael Rasmussen, cycliste danois, exclu par son équipe du Tour de France 2007 à quelques jours de l'arrivée, alors qu'il était leader de la course. Devenu dirigeant de l'équipe danoise Christina Watches-Onfone, Rasmussen a décidé de régler ses comptes dans son livre « Yellow Fever » (la fièvre jaune). Comme l'Américain Tyler Hamilton l'an dernier, Michael Rasmussen s'en prend à Bjarne Riis, son patron à la CSC en 2002, et explique que « Monsieur 60 % » était au courant du dopage généralisé qui sévissait dans son équipe. « Je suis venu avec un médecin dans une chambre d'hôtel, avec Bjarne Riis et Tyler Hamilton. Tyler venait de recevoir une seringue avec de la cortisone et il m'a proposé d'en recevoir aussi. Bjarne ne voyait pas d'objection à cela. On avait une étape de montagne de 225 kilomètres prévue le lendemain. Le médecin m'a donc donné 0,2 millilitre dans l'épaule », explique dans son livre Rasmussen, selon le quotidien danois BT.

L'UCI aurait dû l'exclure du Tour de France 2005

Toujours selon BT, « Chicken legs » s'en prend aussi à l'un de ses anciens coéquipiers : Nicki Sorensen toujours professionnel au sein de la Saxo Bank : « Lors d'un stage d'avant-saison sur l'île de Majorque, en 2003, j'étais avec Nicki Sorensen. Ensemble, nous sommes allés à la pharmacie. J'y étais allé plusieurs fois auparavant, et le pharmacien m'a accueilli comme si nous étions de vieux amis. Nous avons acheté ce qu'il nous fallait en EPO et en hormones de croissance. Nicki a même volé des substances maisons. Il a caché ces substances dans le jardin de sa maison en Toscane. »Le meilleur grimpeur des Tour de France 2005 et 2006 a égratigné au passage l'UCI qui aurait dû l'exclure du Tour 2005 dont il a fini 6eme : « Mes globules rouges étaient à 0,23. Il ne fallait pas passer en dessous de 0,3... Pourtant, rien... ».

Rasmussen a appris à Hesjedal comment s'injecter de l'EPO

Mais le passage qui devrait faire le plus parler, est celui sur le Canadien Ryder Hesjedal, vainqueur du Tour d'Italie 2012, et membre de l'équipe Garmin-Sharp, formation à la pointe de la lutte anti-dopage. Michael Rasmussen revient sur un épisode qui s'est passé en 2003, lorsque Hesjedal était VTTiste. « Trois véttétistes Canadiens Seamus McGrath, Chris Sheppard et Ryder Hesjedal savaient ce qu'il fallait faire pour aller aux Jeux Olympiques d'Athènes en 2004 : ils devaient faire un bon résultat à la Coupe du Monde en 2003. Ils se sont alors déplacés dans mon sous-sol au mois d'août, avant que j'aille à la Vuelta. Ils sont restés pendant une quinzaine de jours. Je me suis entraîné avec eux dans les Dolomites et je leur ai appris à faire des injections de vitamines et comment prendre l'EPO. Ils sont repartis avec des valeurs hématocrites supérieures à 48 % (NDLR, la limite autorisée étant de 50 %). Ils ont ensuite obtenu d'excellents résultats. »

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