Dopage : Péraud évoque le dopage et le spectacle dans les courses cyclistes

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Dopage : Péraud évoque le dopage et le spectacle dans les courses cyclistes
Dopage : Péraud évoque le dopage et le spectacle dans les courses cyclistes

Dans une interview au Parisien, le néo-retraité Jean-Christophe Péraud est revenu sur sa volonté de voir un cyclisme propre et plus spectaculaire.

Retraité depuis un mois et sa treizième place sur la Vuelta, Jean-Christophe Péraud prépare tranquillement sa reconversion, qui pourrait se faire chez B'twin, l’équipe AGR2 La Mondiale et/ou Areva. En attendant, le deuxième du Tour de France 2014 a donné une interview au Parisien ce jeudi, où il revient notamment sur les conditions de son arrivée dans le monde du cyclisme sur route, après avoir débuté en VTT. « Je voulais savoir si, sportivement, on pouvait réussir dans cette discipline sans tricher. Je voulais savoir à quel niveau je me situais par rapport au peloton, situer le vététiste par rapport au routier ». Mais aussi se situer dans un peloton parfois gangrené par le dopage. « Deux ou trois fois par an, des trucs me choquaient. Là, on se dit qu'on a déjà perdu. Au début de ma carrière, ça me faisait beaucoup gamberger mais ça n'était plus le cas sur la fin. J'ai vingt ans de vélo, un très bon niveau, je suis pratiquement arrivé au sommet. J'ai battu des mecs qui trichaient, donc ça m'a un peu moins touché. (...) Je suis à fond pour la lutte contre le dopage, mais je préfère voir des tricheurs courir plutôt que de voir des innocents accusés. »

Péraud : « Je tenterais des équipes à 5 ou 6 coureurs »

Sur la route, Jean-Christophe Péraud regrette le déroulement des courses d’aujourd’hui, où les échappés ont souvent du mal à aller au bout et où le nombre de coureurs par équipe est trop élevé. « Ce sport a besoin de se réformer. Il a perdu sa folie, ses chevauchées lointaines au profit de la baston de la dernière ascension. La manière de courir est trop stéréotypée. Sur un grand Tour, des échappées vont au bout parce que les coureurs sont à une heure, mais sur les courses d'une semaine elles sont vouées à l'échec. Il faut redonner de l'imprévisibilité à ce sport. Je ne dis pas la messe, mais je tenterais des équipes à 5 ou 6 coureurs. On l'a vu à Rio. On s'imaginait un grimpeur l'emporter et c'est finalement Greg Van Avermaet qui a anticipé et gagné. En plus, c'est compatible avec des calendriers où les courses se multiplient. » L’UCI entendra-t-elle le message ?
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