Dopage : Mekhissi a des doutes sur les Kényans

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Dopage : Mekhissi a des doutes sur les Kényans
Dopage : Mekhissi a des doutes sur les Kényans

Le spécialiste français du 3000m steeple, Mahiedine Mekhissi, a confié à beIN Sports qu'il avait des doutes sur ses concurrents kényans, dans le viseur de l'Agence mondiale antidopage au même titre que les athlètes russes.

Double vice-champion olympique et double médaille de bronze mondial sur 3000m steeple, Mahiedine Mekhissi est l’un des seuls athlètes capables de suivre les Kényans, rois de cette discipline. Mais le Kenya, à l’instar de la Russie, est dans le collimateur de l’Agence mondiale antidopage depuis plusieurs mois, et cela fait forcément réfléchir le Français. « On me dit, "Mahiedine qu'est-ce qu'il te manque pour battre les Kényans ?" Ça se trouve il ne me manque rien pour battre les Kényans. Peut-être que eux, ils ne sont pas heu.... Voilà ils ne sont pas contrôlés au Kenya il faut dire ce qui est, il n'y a pas de contrôle antidopage là-bas. Nous les Français, on est contrôlés, tout le temps contrôlés, on a des contrôles inopinés, je dois dire où est ce que je dors à chaque fois, et au Kenya ce n'est pas pareil. Quand ils sont contrôlés au Kenya, on prévient 10 jours avant, on dit ‘’écoutez dans 10 jours on vous contrôle’’, donc ce n'est pas juste. Ce sont les meilleurs coureurs du monde mais il faut les contrôler. Je trouve qu'ils ne sont pas contrôlés comme nous les Européens », regrettait Mekhissi dans l’émission L’Expresso sur beIN Sports.

Le Kenya, comme Cahuzac

L'athlète français espère que la Fédération international (IAFF) va désormais faire bouger les choses : « Quand on regarde les chronos des Kényans dans les saisons et dans les meetings, il n'y a pas de régularité. Un coup ils courent en 8 min, un coup en 8'20, un coup en 7'55, un coup 8'30. Moi Mahiedine Mekhissi quand vous me voyez, quand je ne suis pas bien je fais 8'10 mais quand je suis bien je fais 8 min, on va dire que je suis régulier à peu près. S’il se passe des choses au Kenya ce n'est pas à moi de faire bouger les choses. C'est à l'IAAF ! Après ce qu'il s'est passé par rapport aux révélations, c'est grave quand même de voir le président de l'IAAF qui protégeait des sportifs parce qu'il recevait de l'argent. Ce n'est pas normal, je trouve que c'est choquant. C'est révoltant parce que moi je m'entraîne dur, je fais les choses bien, on est contrôlés, on est surveillés et on voit que ce sont les gens qui sont à la tête qui trichent. C'est un peu comme Cahuzac l'ancien ministre des impôts (sic). Ils mettent des lois et c'est eux qui volent l'argent. Ce n'est pas logique ! »

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