Dopage: le parquet requiert la mise en examen de Di Grégorio

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LE PARQUET REQUIERT LA MISE EN EXAMEN DE RÉMY DI GRÉGORIO
LE PARQUET REQUIERT LA MISE EN EXAMEN DE RÉMY DI GRÉGORIO

MARSEILLE (Reuters) - Le parquet de Marseille a requis la mise en examen du coureur cycliste français de l'équipe Cofidis Rémy Di Grégorio qui a été présenté jeudi à la juge d'instruction Anaïck Le Goff.

La mise en examen a été requise pour "détention de substance ou procédé interdit à un sportif sans justification médicale" et a été assortie d'un contrôle judiciaire, dit le parquet.

Rémy Di Grégorio a été interpellé lundi soir à l'hôtel de son équipe, à Bourg-en-Bresse (Ain), sur la route du Tour de France. Il avait été conduit à Marseille par les gendarmes et placé en garde à vue.

"Le coureur conteste toute pratique dopante. Il reconnaît certaines pratiques mais affirme qu'elles ne sont pas dopantes", a déclaré lors d'une conférence de presse le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest.

Un naturopathe marseillais a également été présenté à la juge. Le parquet a requis sa mise en examen pour "administration à un sportif de substance ou procédé interdit" ainsi que pour "exercice illégal de la médecine".

Le parquet, qui a abandonné les poursuites pour "bande organisée", a requis un mandat de dépôt à son encontre. Ce naturopathe a reconnu avoir reçu le coureur cycliste dans son cabinet marseillais à au moins quatre reprises entre fin mai et fin juin 2012.

"Il a indiqué avoir injecté de l'ozone à deux reprises dans le sang du coureur. Lors d'un autre rendez-vous, il avait prélevé de son sang avant de l'enrichir à l'ozone et de lui réinjecter", a déclaré Jacques Dallest.

"Lors du dernier rendez-vous, il a injecté au coureur une dose de 250 ml de glucose. Ces pratiques sont interdites par deux décrets récents", ajouté le procureur.

La justice s'intéresse en outre au contenu des valises d'un proche de Rémy Di Grégorio interpellé en même temps que le cycliste à Bourg-en-Bresse et relâché après sa garde à vue.

Les gendarmes de la section de recherche de la gendarmerie de Marseille et de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP) ont saisi dans la voiture de cette personne venue de Marseille dans la nuit de lundi à mardi des compléments alimentaires et des vitamines.

"Il y a également plusieurs produits dans des fioles qui sont en cours d'analyse", a poursuivi Jacques Dallest. Un médecin a également effectué un prélèvement sanguin sur Rémy Di Grégorio dont les résultats d'analyses sont attendus.

La qualification retenue contre le coureur prévoit des peines allant jusqu'à un an de prison et 3750 euros d'amende.

François Revilla, édité par Jean-Paul Couret et Gilles Trequesser

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