Dopage: le laboratoire de Lausanne nie avoir aidé Armstrong

le
0

LAUSANNE (Reuters) - Le laboratoire suisse chargé des analyses d'échantillons dans le cadre de la lutte antidopage a nié vendredi que son unité ait fourni à Lance Armstrong les clés du test EPO afin d'échapper aux contrôles, comme elle en est accusée.

Son directeur, Martial Saugy, a dit avoir rencontré Lance Armstrong en 2002 à la demande de l'Union cycliste internationale pour évoquer ces contrôles mais a réfuté lui avoir dit comment éviter de se faire prendre.

"La réponse à la question est claire : c'est non. Je n'ai pas donné les clés à Lance Armstrong (pour éviter un contrôle positif)", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

"Cela aurait été un paradoxe dans mon rôle de patron du laboratoire antidopage. La lutte contre le dopage est l'oeuvre de notre vie."

"Il est vrai que cette réunion a eu lieu et ce n'est pas un fait nouveau", a-t-il ajouté. "Dans le contexte, je pense que c'était la bonne chose à faire. Ce n'est pas une erreur ou un acte de naïveté, comme cela a pu être écrit. Je ne l'ai rencontré que vingt minutes dans toute ma vie."

Martial Saugy a ajouté que connaître les bases scientifiques des analyses était un droit fondamental pour tout sportif.

Lance Armstrong a été déchu de ses sept titres sur le Tour de France, remportés entre 1999 et 2005, et a été suspendu à vie en octobre dernier de toute compétition dans un sport olympique par l'Agence américaine antidopage (Usada).

L'Usada avait alors déclaré que le cycliste américain avait bénéficié du "programme de dopage le plus sophistiqué que le sport ait jamais connu".

Denis Balibouse, Chrystel Boulet-Euchin pour le service français, édité par Grégory Blachier

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant