Dopage : l'un des patrons de l'athlétisme kényan se met en retrait

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Isaac Mwangi dans son bureau le 8 février 2016.
Isaac Mwangi dans son bureau le 8 février 2016.

Accusé par deux athlètes de leur avoir demandé un pot-de-vin en échange d’une réduction de leur suspension pour dopage, Isaac Mwangi se retire le temps de l’enquête.

Alors que l’athlétisme russe est toujours dans la tourmente, les révélations concernant les soupçons de dopage et de corruption fleurissent de plus belle au Kenya. Le directeur général de la Fédération kényane d’athlétisme (AK), Isaac Mwangi, accusé par deux athlètes kényanes de leur avoir demandé un pot-de-vin en 2015 en échange d’une réduction de leur suspension pour dopage, a en effet décidé de quitter son poste le temps de l’enquête.

M. Mwangi a fait cette annonce dans une lettre envoyée à la fédération, tout en réaffirmant que les accusations portées à son encontre étaient « sans fondements ». Il cessera d’occuper ses fonctions pendant les trois semaines que devrait durer l’enquête, menée par l’AK. Le président de la Fédération kényane, Jackson Tuwei, a indiqué qu’elle débuterait le 22 février.

Isaac Mwangi a été accusé la semaine passée par Francisca Koki Manunga (400 m haies) et Joyce Zakari (400 m) d’avoir demandé le 16 octobre 2015 que lui soient versés 2,5 millions de shillings (environ 22 000 euros) en échange de suspensions allégées. Les deux athlètes avaient été contrôlées positives à un produit masquant interdit lors des Mondiaux d’athlétisme de Pékin en août 2015. Elles ont, selon leurs affirmations, refusé le marché proposé par Mwangi et, fin novembre 2015, la Fédération kényane les suspendait pour quatre ans.

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