Dopage : L'UCI savait depuis 2005

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Quelques heures après que le Sénat français a dévoilé le nom des cyclistes dopés lors des Tours de France 1998 et 1999, l'Union cycliste internationale a pris acte de cette décision, via un communiqué. L'UCI explique notamment qu'elle savait depuis 2005 que des travaux scientifiques avaient révélé la présence d'EPO (détectable depuis 2001) dans un certain nombre d'échantillons mais qu'elle ne pouvait pas sanctionner les tricheurs. « A la vue des révélations faites depuis un an, il apparaît évident qu'à la fin des années 1990 et au début des années 2000, des coureurs ont fait de mauvais choix au cours d'une période très mauvaise pour le cyclisme. C'est dans ce contexte que le rapport, effectué dans le cadre d'une commission d'enquête du Sénat français sur l'efficacité de la lutte antidopage en France, fait état des analyses rétroactives d'échantillons appartenant à des coureurs du Tour de France 1998. L'UCI comme d'autres instances de lutte contre le dopage étaient parfaitement au courant que les analyses effectuées en 2004 sur ces échantillons du Tour 1998 étaient menées dans le cadre d'un programme de recherche scientifique. En 2005, il avait été porté à la connaissance de l'UCI que ces travaux scientifiques avaient révélé la présence d'EPO dans un certain nombre d'échantillons. Les contrôles rétroactifs des échantillons du Tour 1998 ont été réalisés par le laboratoire français à des fins de recherche scientifique et non suivant les standards techniques des analyses antidopage. Par ailleurs, les principes d'anonymat et de consentement préalable des coureurs pour ces analyses scientifiques n'avaient pas été respectés. Les résultats ne pouvaient donc pas être considérés comme une preuve légalement contraignante dans un contexte de lutte antidopage - et l'UCI ne pouvait pas ouvrir de procédure disciplinaire a posteriori. Considérant qu'il n'était pas possible de démontrer que les coureurs concernés s'étaient dopés, et que ces derniers n'avaient pas pu disposer d'échantillons B pour leur défense, l'UCI ne considérait pas approprié de publier leurs noms. »

L'UCI précise également qu'elle étudiera avec attention les 60 recommandations faites par le Sénat en matière de lutte anti-dopage et tient à signaler que le cyclisme est le sport le plus contrôlé au monde, hors compétition.

Le communiqué de l'UCI :

Ces dernières années, le cyclisme a connu une transformation totale. Il est maintenant possible de courir et de gagner proprement et il existe une nouvelle culture au sein du peloton, selon laquelle les coureurs apportent leur soutien et leur conviction en un cyclisme propre. Le cyclisme possède aujourd'hui le dispositif antidopage le plus sophistiqué et le plus efficace dans le monde du sport. Aujourd'hui, le cyclisme ouvre la voie sur le plan de la lutte contre le dopage.

A la vue des révélations faites depuis un an, il apparait évident qu'à la fin des années 1990 et au début des années 2000, des coureurs ont fait de mauvais choix au cours d'une période très mauvaise pour le cyclisme. C'est dans ce contexte que le rapport, effectué dans le cadre d'une commission d'enquête du Sénat français sur l'efficacité de la lutte antidopage en France, fait état des analyses rétroactives d'échantillons appartenant à des coureurs du Tour de France 1998.

L'UCI comme d'autres instances de lutte contre le dopage étaient parfaitement au courant que les analyses effectuées en 2004 sur ces échantillons du Tour 1998 étaient menées dans le cadre d'un programme de recherche scientifique. En 2005, il avait été porté à la connaissance de l'UCI que ces travaux scientifiques avaient révélé la présence d'EPO dans un certain nombre d'échantillons.

Les contrôles rétroactifs des échantillons du Tour 1998 ont été réalisés par le laboratoire français à des fins de recherche scientifique et non suivant les standards techniques des analyses antidopage. Par ailleurs, les principes d'anonymat et de consentement préalable des coureurs pour ces analyses scientifiques n'avaient pas été respectés. Les résultats ne pouvaient donc pas être considérés comme une preuve légalement contraignante dans un contexte de lutte antidopage ? et l'UCI ne pouvait pas ouvrir de procédure disciplinaire a posteriori. Considérant qu'il n'était pas possible de démontrer que les coureurs concernés s'étaient dopés, et que ces derniers n'avaient pas pu disposer d'échantillons B pour leur défense, l'UCI ne considérait pas approprié de publier leurs noms.

Ayant fait part de ses observations, l'UCI étudiera avec attention les 60 recommandations avancées par le Sénat français avec l'intention de mettre en oeuvre celles qui pourront améliorer la lutte contre le dopage.

En 1998, il n'existait pas de test qui pouvait directement détecter une utilisation d'EPO. Le test urinaire pour l'EPO a été mis au point par l'UCI et lancé en 2001. Aujourd'hui, le cyclisme se classe en tête de toutes les Fédérations Internationales en nombre de contrôles hors-compétition pratiqués. L'an passé, l'UCI a procédé à un total de 14 168 contrôles antidopage. Ce nombre inclut 7558 contrôles en-compétition et 6610 contrôles hors-compétition. Parmi ces tests, 5218 ont été réalisés dans le cadre du passeport sanguin de l'UCI. Cette année, la Cycling Anti-Doping Foundation (CADF) et l'Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD) ont renforcé leur coopération, combinant avec efficacité expertise et ressources pour mener les contrôles antidopage sur les épreuves majeures qui se sont déroulées en France, y-compris le Tour de France.

Beaucoup des meilleurs coureurs actuels les plus respectés ont élevé la voix en public pour confirmer que le cyclisme d'aujourd'hui est beaucoup plus propre que par le passé.

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