Dopage: l'UCI favorable à une commission vérité avec Armstrong

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PARIS (Reuters) - L'Union cycliste internationale (UCI) se dit favorable à ce que Lance Armstrong, qui a reconnu vendredi avoir eu recours à des pratiques dopantes au cours de sa carrière, puisse participer à une commission vérité et réconciliation dans les prochains mois.

Pour l'heure, cette commission qui pourrait garantir à tous les cyclistes avouant s'être dopés une amnistie partielle n'existe pas et l'UCI n'a pas le pouvoir d'en créer une.

"L'UCI accueille favorablement la décision qu'a prise Lance Armstrong de finalement dire la vérité et d'avouer avoir pris des substances interdites", explique dans un communiqué publié vendredi l'instance dirigeante du cyclisme.

Le 22 octobre dernier, sur la foi d'un rapport à charge de l'Agence américaine antidopage (Usada), l'UCI a suspendu le Texan à vie et annulé tous ses résultats enregistrés à partir de 1998, notamment ses sept victoires dans le Tour de France.

A cette époque, le président de l'UCI Pat McQuaid avait dit que Lance Armstrong n'avait désormais plus rien à voir avec le cyclisme. Mais vendredi, quelques heures après les aveux de l'ancien coureur, le patron de la fédération internationale a réagi spécifiquement à l'un des propos tenus par l'ancien coureur face à Oprah Winfrey.

"Nous notons que Lance Armstrong a émis le souhait de participer à une commission vérité et réconciliation, ce à quoi nous serions favorables", dit Pat McQuaid.

"S'il y avait une commission vérité et réconciliation -et ce n'est pas mon rôle de le demander- et si j'y étais convié, je serais le premier à m'y présenter", a exactement dit Lance Armstrong au cours de son entretien avec la célèbre animatrice américaine.

"NI COLLUSION, NI CONSPIRATION"

Au-delà de ce point précis, Pat McQuaid a estimé que la démarche de Lance Armstrong était un bon signal envoyé au cyclisme.

"Sa décision, finalement, de faire face à son passé est un pas important sur le long chemin qui vise à réparer les dégâts qui ont été causés au cyclisme et à restaurer la confiance dans ce sport", estime-t-il.

L'UCI se félicite par ailleurs que Lance Armstrong ait au cours de son entretien, tout comme elle, nié le fait que l'institution ait couvert un contrôle positif du Texan en 2001 sur le Tour du Suisse.

"Lance Armstrong a confirmé qu'il n'y avait eu ni collusion, ni conspiration entre l'UCI et lui-même (...) Il n'y a jamais eu de contrôles positifs couverts et il a confirmé que le don qu'il avait fait à l'UCI l'avait été dans le but de combattre le dopage", se félicite l'UCI.

Au cours de son interview, Lance Armstrong n'a pas dit tout à fait la même chose. Face à Oprah Winfrey, l'ancien coureur a en effet expliqué qu'il n'avait pas fait un don de son plein gré à l'UCI mais que l'instance dirigeante le lui avait "demandé".

Dans son communiqué, l'UCI n'en fait pas mention et préfère appuyer certains propos du Texan qui affirment que le cyclisme a changé.

"Lance Armstrong a dit très justement que le cyclisme était aujourd'hui un sport complètement différent d'il y a dix ans (...) L'introduction, par l'UCI, d'un passeport biologique à partir de 2008, a vraiment eu un impact dans la lutte antidopage", explique l'UCI qui n'oublie pas de souligner qu'elle a été la première fédération internationale à introduire cette pratique.

Julien Prétot, Olivier Guillemain pour le service français

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