Dopage: l'UCI fait appel de la décision dans l'affaire Puerto

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L'UCI VA FAIRE APPEL DE LA DÉCISION DE DÉTRUIRE LES ÉLÉMENTS PRÉSENTÉS LORS DU PROCÈS DE L'AFFAIRE PUERTO
L'UCI VA FAIRE APPEL DE LA DÉCISION DE DÉTRUIRE LES ÉLÉMENTS PRÉSENTÉS LORS DU PROCÈS DE L'AFFAIRE PUERTO

PARIS (Reuters) - L'Union cycliste internationale (UCI) a déclaré vendredi qu'elle allait faire appel de la décision de détruire tous les éléments présentés lors du procès de l'Opération Puerto, prise par la juge qui a présidé les débats.

Le médecin espagnol Eufemiano Fuentes a été condamné à un an de prison à la suite du procès de cette affaire portant sur un cercle de dopage dans le cyclisme, mis au jour lors d'une vaste perquisition en 2006.

Celle-ci avait notamment permis la découverte de poches de sang dont certaines pourraient appartenir à des sportifs non encore identifiés, et pas seulement des cyclistes.

Ces éléments ont été présentés lors du procès mais la juge a décidé leur destruction alors que des fédérations sportives, dont l'UCI, et des agences antidopage avaient réclamé leur mise à disposition.

L'agence espagnole antidopage a déjà annoncé qu'elle ferait appel et l'Agence mondiale antidopage (Ama) envisage d'en faire de même d'ici la date butoir du 17 mai. L'UCI a fait connaître sa décision vendredi et va donc se porter devant une cour d'appel espagnole.

"L'UCI confirme qu'elle fera appel de la décision (...) de ne pas transmettre à l'UCI et aux autres organisations antidopage les quelque 200 poches de sang et autres preuves rassemblées lors des perquisitions par la police en 2006 et présentées au cours du procès du médecin espagnol Eufemiano Fuentes", dit-elle dans un communiqué.

Durant le procès qui a duré trois mois et dont il était le personnage central, Eufemiano Fuentes a déclaré avoir eu des "clients" dans d'autres sports que le cyclisme, notamment le football, le tennis, la boxe et l'athlétisme.

Il a refusé de donner leurs noms.

Le procès a abouti à sa condamnation pour violation des règles en matière de santé publique, la législation antidopage ne pouvant s'appliquer puisqu'elle n'était pas en vigueur au moment des faits.

Gregory Blachier, édité par Olivier Guilllemain

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