Dopage : J.Durand assume

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Dopage : J.Durand assume
Dopage : J.Durand assume

« J'assume mes actes. » Cité par le Monde à la veille de la publication du rapport de la commission d'enquête du Sénat sur l'efficacité de la lutte antidopage, Jacky Durand a confirmé avoir eu recours à l'EPO lors du Tour de France 1998. « J'en ai toujours discuté délibérément depuis de nombreuses années, que ce soit avec des jeunes coureurs, différents journalistes ou mes employeurs, a expliqué sur Eurosport.fr l'ancien coureur de Castorama ou de la FDJ. Je pense de toute façon que personne n'est dupe. La presse, les suiveurs, les spectateurs et coureurs actuels connaissaient les pratiques ancestrales en ce qui concerne l'EPO. Et évidemment, le grand public risque de faire l'amalgame entre ce qui se passait en 1998 et ce qui se passe actuellement. »

« La nouvelle génération ne doit pas payer nos conneries »

Jacky Durand, âgé aujourd'hui de 46 ans, n'a qu'un souhait, que ses actes passés ne ternissent pas l'image des jeunes coureurs : « La nouvelle génération ne doit pas payer nos conneries du passé. Aujourd'hui, je ne pense pas à moi, mais à eux. Ma carrière est derrière moi. Je pense au gamin qui sort du Tour et à qui on va dire : ?'toi, tu es dopé, comme les autres''. Je pense à un Thibaut Pinot, qui termine 10e du Tour à 22 ans, ou à un Romain Bardet. Et je ne veux pas qu'on les discrédite sous prétexte que notre génération a fait des conneries. Notre sport est bien plus propre aujourd'hui, je veux que les gens le comprennent. » Et plus que des déclarations, le natif de Laval demande aujourd'hui de véritables propositions pour lutter contre le dopage.

Une concurrence qui oblige à « franchir le pas »

Vainqueur du Prix de la combativité lors du Tour de France 1998, marqué par l'affaire Festina, le natif de Laval tente d'expliquer pourquoi il a cédé à l'appel du dopage : « Quand vous voulez vivre votre passion et que vous bossez comme un damné de manière propre, mais que vous êtes, malgré tout, à la rue en termes de résultats par rapport à la concurrence, vous analysez la situation. Et pour vivre votre passion, participer et réussir sur le Tour de France, vous franchissez le pas. Il fallait "saler la soupe" comme disent les anciens, et ce, à contrec?ur. Les Français ont commencé tardivement et cessé le plus souvent plus rapidement que la concurrence. » Outre Jacky Durand, les noms Laurent Jalabert et Laurent Desbiens devraient être cités par le Sénat aux côtés de ceux de Pantani, Ullrich, Julich ou encore Zabel.

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