Donald Tusk espère un accord en février entre Londres et l'UE

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 (Actualisé avec Donald Tusk) 
    BRUXELLES/LONDRES, 3 décembre (Reuters) - Les dirigeants de 
l'Union européenne pourraient conclure en février prochain un 
accord avec le Premier ministre britannique David Cameron qui 
veut renégocier les relations entre son pays et l'UE, a déclaré 
jeudi le président du Conseil européen, Donald Tusk. 
    David Cameron, pour sa part, a dit ne pas s'attendre à 
parvenir à un accord entre Londres et Bruxelles dès le Conseil 
européen des 17 et 18 décembre. 
    Pour Donald Tusk, qui mène les négociations avec la 
Grande-Bretagne, les discussions lors de ce sommet de décembre 
"pourraient ouvrir la voie à un accord en février". 
    Sur son compte Twitter, l'ancien Premier ministre polonais 
ajoute qu'il va envoyer lundi une lettre à tous les dirigeants 
des pays de l'UE pour les informer de l'état des discussions 
avec Londres. 
    David Cameron, qui s'est engagé à renégocier les relations 
entre le Royaume-Uni et l'Union avant le référendum sur le 
maintien au sein de l'UE qu'il a promis d'ici la fin 2017, peine 
à convaincre ses partenaires du bien-fondé de ses exigences.  
    Des progrès ont été accomplis depuis qu'il les a présentées 
à Donald Tusk le mois dernier mais des "problèmes délicats 
restent à résoudre", a fait savoir jeudi le 10 Downing Street, 
après une rencontre entre le chef du gouvernement britannique et 
la chancelière allemande Angela Merkel. 
    "Le Premier ministre a expliqué que sa priorité était 
d'obtenir gain de cause sur les principes, soulignant la 
nécessité de changements contraignants et irréversibles", a dit 
sa porte-parole dans un communiqué.  
    "Il a observé que, étant donné la portée de ce que nous 
demandons, nous ne résoudrons pas tout en une fois et nous ne 
nous attendons pas à parvenir à un accord lors du Conseil 
européen de décembre", poursuit-elle, ajoutant qu'Angela Merkel 
a promis de faire le nécessaire pour répondre aux préoccupations 
britanniques.  
    "Nous allons continuer à négocier au même rythme et nous 
allons saisir l'occasion de ce sommet (de décembre) pour (...) 
chercher des solutions aux problèmes les plus ardus parce que 
nous avons besoin de réformes dans tous les domaines que j'ai 
cités", a ensuite expliqué lui-même David Cameron, en visite à 
Sofia. 
 
 (Kylie MacLellan et William James, Jean-Philippe Lefief et Guy 
Kerivel pour le service français) 
 
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