Donald Trump doit comparaître devant la justice avant la Maison blanche

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    10 novembre (Reuters) - Alors qu'il vient de remporter 
l'élection présidentielle, le candidat républicain Donald Trump 
pourrait se retrouver d'ici quelques semaines devant la justice 
du fait d'une plainte déposée par d'anciens étudiants de feu 
l'université Trump, qui estiment avoir été escroqués par une 
série de séminaires ayant trait au secteur immobilier. 
    Une audition devant un tribunal fédéral de San Diego, 
Californie, est prévue ce jeudi et le procès est censé commencer 
le 28 novembre, à moins de nouveaux reports ou d'une proposition 
de règlement à l'amiable de la part de Donald Trump. 
    Si les présidents américains bénéficient d'une immunité 
contre d'éventuelles plaintes en lien avec leurs fonctions 
officielles, la Cour suprême a jugé que ce bouclier ne couvrait 
pas des actes supposémment commis avant leur prise de fonction. 
    Les avocats de Donald Trump ainsi que ceux des étudiants ont 
refusé de faire le moindre commentaire. 
    Selon Alan Dershowitz, professeur émérite à la faculté de 
droit de Harvard, la Cour suprême a également dit qu'une affaire 
ne pouvait être reportée simplement parce que le prévenu était 
président, tout en notant que les juges avaient le loisir 
d'accorder un délai raisonnable à l'une ou l'autre partie. 
    Pendant la campagne électorale, Donald Trump a dit à 
plusieurs reprises qu'il allait gagner le procès intenté contre 
lui. 
    Il a également accusé le président du tribunal Gonzalo 
Curiel d'être partial du fait de la promesse faite de construire 
un mur le long de la frontière entre le Mexique et les 
Etats-Unis. Le magistrat est né dans l'Etat de l'Indiana de 
parents mexicains. 
    Les accusations portées contre Donald Trump au sujet des 
séminaires remontent à 2010, avec deux actions en justice 
collectives déposées auprès du tribunal fédéral de San Diego. 
    Un autre dossier est instruit par le procureur général de 
New York Eric Schneidermann pour le compte d'étudiants qui 
estiment avoir été induits en erreur en déboursant jusqu'à 
35.000 dollars (31.978 euros) chacun pour apprendre des 
"secrets" d'investissements dans le secteur immobilier sans 
valeur fournis par des instructeurs "choisis" par Donald Trump. 
    Ce dernier a admis ne pas avoir choisi les instructeurs tout 
en estimant qu'il ne fallait pas prendre au pied de la lettre le 
texte promotionnel présentant les séminaires immobiliers. Il a 
également assuré que la plupart des étudiants s'étaient montré 
satisfaits des cours. 
 
 (Karen Freifeld et Anthony Lin, Benoît Van Overstraeten pour le 
service français) 
 
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