Donald Trump construira-t-il sa grande muraille ?

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Mur séparant San Diego, en Californie, et Tijuana, au Mexique. 
Mur séparant San Diego, en Californie, et Tijuana, au Mexique. 

Le mur qui doit marquer la frontière entre les États-Unis et le Mexique est le moteur des campagnes républicaines depuis le lancement du projet de barrière par l'administration Bush en 2006. Avec une frontière terrestre de 3 144 kilomètres, ce mur ferait figure de chantier du siècle. Au-delà de l'argument de la faisabilité, que Donald Trump balaie en évoquant la muraille de Chine, deux fois plus longue et construite « sans grues ni tractopelles », renforcer et terminer cette barrière serait-il utile, notamment dans la lutte contre l'immigration clandestine ?

Des résultats loin des espoirs soulevés

Lorsque George W. Bush annonce la création d'un mur entre les deux pays, la mesure, passé l'indignation, reçoit un certain écho. Au point que Barack Obama lui-même valide des renforcements de la barrière durant ses deux mandats. Depuis 2006 et le Security Act, 1 130 kilomètres de frontière ont été matérialisés par un « mur », mais l'ensemble, du Pacifique jusqu'au Texas, est hétérogène. Si, à San Diego ou à proximité des grandes villes, un mur a bien été érigé, la barrière n'est par endroits qu'une simple clôture. À partir du Texas, c'est le fleuve Rio Grande qui fait office de « mur », une voie particulièrement risquée tentée par les « dos mouillés ».

Le coût de l'édification de cette grande muraille est déjà bien supérieur au coût initial prévu,...

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