Donald Trump, champion du capitalisme fossile

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Un partisan de Donald Trump devant un chevalet de pompage de pétrole, à Huntington Beach en Californie, le 10 janvier.
Un partisan de Donald Trump devant un chevalet de pompage de pétrole, à Huntington Beach en Californie, le 10 janvier.

Pour le politologue Daniel Pelletier et le journaliste Maximilian Probst, le nouveau président des Etats-Unis, très inspiré par la romancière et philosophe ultra-libertarienne Ayn Rand, représente l’archaïsme d’une société industrielle dépassée.

Depuis le triomphe de Donald Trump une question tient tout le monde en haleine : Qui est cet homme ? Les réponses abondent. C’est un populiste conservateur. Un fasciste. Un révolutionnaire. Un être narcissique. Une mauvaise blague. Un charismatique. Un pragmatique. Une créature des médias. Un phénomène pop.

Face justement à cette pléthore de qualificatifs, les commentateurs les plus malins disent : c’est un trickster, un filou. Si l’on ne veut pas se laisser rouler dans la farine, force est surtout de constater que le président des Etats-Unis n’est en fait qu’un idéologue pur et dur. Ou, mieux : l’incarnation d’une idéologie, celle de la foi dans le capitalisme fossile qui, chez Trump, s’est pétrifié en une conception fermée du monde.

Le capitalisme fossile suppose que la circulation et l’accumulation des capitaux soient alimentées par des énergies fossiles tels que le charbon et le pétrole. Qui, comme Trump, dit : « Make America great again ! », a une vision rétrograde du monde et se fixe sur le siècle américain où le pétrole était roi.

Une philosophie de l’égoïsme tous azimuts Il se focalise sur les décennies qui ont suivi la seconde guerre mondiale, quand le pétrole graissait tous les rouages de l’économie. Il se focalise sur les années’50-1960-1970, au cours desquelles l’industrie pétrolière en plein boom encourageait, pour ne pas dire inventait, un style de vie fondé sur une consommation de plus en plus importante de sa production.

Cela correspond aussi aux années ...

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