Don de sperme : la levée de l'anonymat divise

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Une enquête montre que 70% des donneurs souhaitent le maintien de l'anonymat, tandis que 60% d'entre eux renonceraient au don s'ils devaient dévoiler leur identité.

La levée partielle de l'anonymat dans le cadre du don de spermatozoïdes ou d'ovocytes continue de diviser, en dépit de la modification inscrite dans le projet de loi. Entre protection de l'anonymat et quête des origines, le débat risque d'être houleux au Parlement.

Depuis 1973, quelque 50.000 enfants sont nés en France d'un don fait dans notre pays. Difficile de les connaître, d'autant que «la plupart des couples maintiennent le secret sur leur mode de conception», indique une équipe de chercheurs dans un ouvrage collectif dirigé par Pierre Jouannet et Roger Mieusset.

En réalité, seule une poignée de jeunes issus d'un don cherchent à connaître la vérité sur leurs origines. Notamment par le biais d'association comme Procréation médicalement anonyme, dirigée par Pauline Tiberghien, qui compte 85 jeunes adultes nés d'un don.

Le sujet est très sensible, tant il touche aux relations entre parents et enfants, aux quêtes des origines mais aussi au fonctionnement même du

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